Lettre de Betty Mori, membre du consistoire Soka du bouddhisme de Nichiren

Félicitations pour la tenue de ces magnifiques conférences des femmes et jeunes femmes pour la paix qui commémorent le 3 mai, jour du vœu commun du maître et du disciple !

Ce mois de mai revêt, cette année, une grande signification car il célèbre les 50e, 45e et 30e anniversaires de la venue de Daisaku Ikeda en France, qui furent des moments fondateurs de notre révolution humaine et du kosen rufu dans notre pays et en Europe.

En ce mois anniversaire des femmes et mères du mouvement Soka, au nom de nous toutes, je tiens à exprimer ma profonde reconnaissance à notre maître et à Mme Ikeda d’avoir pu emprunter la voie de la non-dualité de maître et disciple, nous enveloppant de leur immense bienveillance. À chaque visite, ils ont guidé les femmes et les jeunes femmes tant par leurs encouragements qu’au travers de leur attitude, sur la voie de l’humanisme bouddhique.

« En sanskrit l’expression krita-jna signifie littéralement “reconnaître (jna) ce qui a été fait pour nous (krita)”. Il faut d’abord reconnaître et apprécier ce qui a été fait pour nous, puis à l’étape suivante, mener une vie consacrée au bien-être des autres. »1 Pour ce faire, en élevant son état de vie, on fait jaillir du plus profond de soi, une force insoupçonnée. Nos rassemblements des femmes et jeunes femmes pour la paix sont le moyen de nous acquitter de notre dette de reconnaissance envers notre maître bouddhique et d’en expérimenter le grand bienfait dans notre vie. Les encouragements prodigués aux jeunes femmes il y a cinquante ans sont toujours d’actualité.

« La capacité de donner des encouragements nourrissants aux autres n’est pas déterminée par le nombre d’années de pratique. De même qu’une bûche enflammée permet à d’autres bûches de brûler, un cœur brûlant d’enthousiasme, déterminé à réaliser kosen rufu, transmet sa fougue à ses cadets et les développe. »2 Fidèles à cette orientation, ces jeunes femmes sont devenues le noyau du mouvement Soka en France.

Notre propre enthousiasme est la clé. L’exemple d’une personne manifestant l’éclat de sa bouddhéité peut tout éclairer. Tout part d’une personne. Animé d’une telle conviction, il y a trente ans, M. Ikeda soutenu par son épouse s’est dépensé sans compter pour établir en Europe les bases de kosen rufu pour le XXIe siècle.

Au cœur de leurs activités et de leurs rencontres avec des personnes de premier plan, ils ont invité des femmes et des jeunes femmes ensemble à partager, à leurs côtés, une promenade en bateau-mouche sur la Seine. Cette promenade revêtait le sens profond de la joie de l’engagement partagé de réaliser le grand vœu de kosen rufu.

« La Seine apporte aux êtres humains sérénité et abondance » dit-il au cours de la première conférence Europe Afrique, le 6 juin 1987. Et d’ajouter : « De la même manière, notre mouvement Soka apporte au cœur de chaque personne réconfort, encouragement et énergie. »

Encourager et être encouragé représente le cœur de nos réunions. En croisant les fils de l’unité du maître et du disciple avec ceux de la cohésion, initions un long fleuve de bonheur et de paix, en soi et à partir de soi.

Avec toute ma reconnaissance.

Notes

  • 1. Les quatre vertus et les quatre dettes de reconnaissance, in Commentaires des Écrits de Nichiren, vol.12, Acep 2016, p.86.
  • 2. Daisaku Ikeda, Les Huit Premiers Voyages en France, Valeurs humaines hors-série n°2, p.82.

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