Lettre de Jean-Claude Gaubert, porte-parole du consistoire Soka du bouddhisme de Nichiren

Chers amis, encore quarante-neuf jours1 avant de réaliser tous nos défis pour cette année ! « Ainsi le voyage de Kamakura à Kyoto dure douze jours. Si vous voyagez pendant onze jours mais que vous vous arrêtez alors qu’il reste encore un jour à parcourir, comment pourrez-vous admirer la lune au-dessus de la capitale2 ? »

Avec l’esprit de ne jamais être vaincus, redoublons d’efforts afin de réaliser nos souhaits et savourer ensemble la victoire dans nos vies. Notre grand vœu en tant que bouddhistes est de pouvoir vivre une vie riche de signification avec un profond sentiment de bonheur et que tous les êtres humains vivent en paix. Le concept de paix n’est pas seulement la simple absence de conflit armé, mais plutôt un processus dynamique et interactif qui canalise les tendances autodestructrices de l’humanité vers des objectifs positifs et créatifs. Quelle philosophie, quelle religion ou quel système de pensée nous permettront de le réaliser ?

Comme le dit le philosophe Kant : « Dans le royaume des fins, tout a de la valeur ou de la dignité. Tout ce qui a de la valeur peut être remplacé par quelque chose d’équivalent  en revanche, tout ce qui est au-dessus de toute valeur, et qui n’admet donc aucun équivalent, a de la dignité3. » Après des millénaires de réflexions et de tentatives sur ce sujet, nous aboutissons à la conclusion que le seul enseignement en définitive qui devrait tous nous rassembler, systèmes de pensées et religions, la pensée juste qui devrait soutenir toutes les actions humaines, c’est « la dignité et le caractère sacré de la vie » en tant que valeur spirituelle de l’humanité.

Il est important que la famille humaine partage cet idéal pour notre avenir commun. En tant que membres du mouvement Soka, nous multiplions les dialogues interculturels et interreligieux afin de partager ce but en dépassant les différences de croyances et de pensées.

« Dans nos actions humanitaires, il est essentiel que nous coopérions avec d’autres et que nous transcendions les frontières de l’appartenance religieuse. C’est absolument capital pour nous, en tant qu’êtres humains, et pour l’accomplissement de notre mission sociale en tant que personnes de foi qui souhaitent le bonheur de l’humanité.Travailler ensemble à la réalisation de tâches communes nécessite le respect mutuel de nos personnalités, de nos croyances et de nos origines culturelles respectives. Le vœu originel du fondateur de chaque grande religion est la réalisation de la paix et du bonheur des personnes ordinaires afin de soulager leurs souffrances. C’est cet esprit qu’il nous faut respecter4. » Œuvrons ensemble pour le triomphe de l’humanité ! « Et maintenant l’Être humain suprême est arrivé (...) Les cieux tonnent le chant de la Victoire : L’être humain est arrivé5. »


Notes

  • 1. Du 1er octobre au 18 novembre, date de fondation du mouvement Soka au Japon, en 1930, fréquemment prise comme point de repère pour renouveler des défis.
  • 2. Lettre à Niike, (Écrits, 1037).
  • 3. Emmanuel Kant, Fondements de la métaphysique des mœurs.
  • 4. Daisaku Ikeda, La Nouvelle Révolution humaine, vol. 30, chap. 6, « Le serment ».
  • 5. Rabindranath Tagore, Wings of death: The Last Poems of Rabindranath Tagore, p. 88, London, John Murray, 1960.

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