Walt Whitman (1819-1892). [DR]

Walt Whitman fut un poète et humaniste américain dont le chef-d'œuvre, Leaves of Grass (Feuilles d'herbe) a fortement influencé la poésie américaine.

« Toutes ces choses et les autres, toutes sans excepter une seule, sont pour moi des miracles, chacune se rapporte au tout et pourtant est distincte et à sa place. Pour moi, chaque heure du jour et de la nuit est un miracle, chaque centimètre cube de l'espace est un miracle, chaque mètre carré de la surface de la terre est couvert de miracles, chaque mètre de l'intérieur pullule de miracles. »1

En 1855, Walt Whitman publie la première édition de Feuilles d'herbe (Leaves of Grass), un recueil de poésie. Il compose également une longue préface dans laquelle il annonce l'avènement d'une littérature démocratique « à la mesure de son peuple », simple et invincible, écrite par un poète d'un genre nouveau, à la fois tendre, fort et héroïque.
Chant de moi-même (Song of Myself) consiste en une vision d'un « moi » symbolique, embrassant indirectement toute l'humanité et tous les lieux, de l'océan Pacifique à l'océan Atlantique.

Plus tard, il sort un volume de poèmes intitulé Roulements de tambour (Drum-Taps), qui reflète la profonde compréhension qu'il a de la guerre de Sécession, ainsi que son espoir de voir se réconcilier les belligérants. Paraît ensuite L'Embarquement pour l'inde (Passage to India, 1870), qui traduit, à partir du symbolisme associé aux moyens de communication et de transport modernes, sa vision transcendante de l'union, non seulement de l'Occident avec l'Orient, mais aussi de l'âme avec Dieu.

« Une vaste similitude entrelace toute chose, toutes les distances d'espace si grandes soient-elles, toutes les distances de temps, toutes les âmes, tous les corps vivants pour différents qu'ils soient, toutes les nations, toutes les identités qui ont existé ou peuvent exister, toutes les vies et les morts, tout du passé, du présent, du futur, cette vaste similitude les embrasse, les a toujours embrassés et à tout jamais les embrassera et les tiendra étroitement enserrés et ceints. »2

Depuis sa jeunesse, Daisaku Ikeda est un grand admirateur de ce poète américain. Dans la préface de son livre Le Cycle de la vie, il se réfère à l'oeuvre de WaltWhitman qui offre une interprétation du cosmos et de la nature qui correspond à la vision bouddhique, une nouvelle approche que Whitman appelle l'« universel ». Dans un autre ouvrage, D. Ikeda écrit : « C'est Whitman qui traduisit le mieux l'idée d'une force vitale vibrant non seulement en lui, mais encore dans tout ce qu'il voyait. Il ressentait profondément le pouvoir de la force unifiante à travers laquelle toute vie est intégrée en une immense totalité. Le rythme de l'ordre universel trouva un écho en lui. »3


Cap sur la paix n° 788, 9 mars 2009.

Notes

  • 1. Walt Whitman, extrait de Feuilles d'herbe, Aubier, p. 413.
  • 2. Walt Whitman, extrait de A sea of Symphony, poème La Plage, seul, la nuit.
  • 3. Daisaku Ikeda, La Vie à la lumière du bouddhisme, Le Rocher, p. 39.

Bio express

Né à Huntington (Etat de New-York) en 1819, Walt Whitman devient d'abord apprenti chez un typographe puis est employé dans une imprimerie. Il est ensuite professeur des écoles à Long Island et journaliste. Plus tard, il reprend à New-York ses activités de typographe, poursuit sa carrière de journaliste, et fréquente assidûment l'opéra, le théâtre et les bibliothèques. Il exercera différents métiers avant de se consacrer à l'écriture de la poésie, jusqu'à sa mort, le 26 mars 1892.

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