Pour le mois de janvier 2019, nous étudions la pratique fondamentale de la récitation de Nam-myoho-renge-kyo, ainsi que l’importance de se fonder sur le principe : « Tout commence par la prière. »

Extrait d’un écrit de Nichiren

Quand nous révérons le Myoho-renge-kyo, inhérent à notre propre vie, en tant qu’objet de vénération, la nature de bouddha inhérente à notre vie est appelée à surgir et elle est rendue manifeste par la récitation de Nam-myoho-renge-kyo. C’est ce que signifie le mot “bouddha”. Ainsi, par exemple, quand un oiseau en cage chante, les oiseaux qui volent dans le ciel sont ainsi appelés et se rassemblent, et, quand les oiseaux se rassemblent dans le ciel, l’oiseau en cage essaie de sortir. Quand nous récitons la Loi merveilleuse à voix haute, notre nature de bouddha, ainsi appelée à surgir, se manifeste.
Nichiren, Comment ceux qui aspirent initialement à la Voie peuvent atteindre la bouddhéité grâce au Sûtra du Lotus - Écrits, 879

Extrait d'un commentaire de Daisaku Ikeda

L’objectif de notre pratique bouddhique est que chacun d’entre nous fasse surgir le « Nam-myoho-renge-kyo inhérent à notre vie » et établisse un état intérieur d’un bonheur éternel et indestructible. Réciter de vibrants Daimoku est la force motrice pour une progression illimitée.

(…) L’« oiseau en cage » représente notre nature de bouddha, à nous, personnes ordinaires. La « cage » renvoie à un état de vie enchaîné par l’obscurité fondamentale ou ignorance, par diverses pulsions illusoires ou désirs terrestres, et par toutes sortes de souffrances. L’« oiseau en cage chante » fait référence aux mortels qui éveillent leur foi dans la Loi bouddhique en récitant Nam- myoho-renge-kyo. Quant aux « oiseaux [qui] se rassemblent dans le ciel », ils représentent la nature de bouddha de tous les êtres vivants. Nous faisons appel à notre nature de bouddha – c’est-à-dire le Myoho-renge-kyo qui est en nous – avec notre propre voix qui récite Daimoku.

Parallèlement, le son de notre récitation appelle aussi la nature de bouddha des divers êtres vivants. Cela s’explique parce que, comme nous l’avons vu plus haut, Myoho-renge-kyo désigne également le nom de la nature de bouddha de tous les bouddhas, bodhisattvas, et autres êtres vivants dans les dix états. Par conséquent, dès lors que nous récitons la Loi bouddhique, son pouvoir est tel qu’il peut faire surgir la nature de bouddha de chacun d’entre eux.

Quand les oiseaux volant dans le ciel sont appelés par l’oiseau en cage et se rassemblent autour de lui, ce dernier essaie de s’échapper, dit Nichiren. Cela symbolise le moment où la cage de l’ignorance et des souffrances disparaît, et où nous sommes libérés de toutes les entraves de l’illusion, et nous pouvons nous élancer dans le « ciel de la nature essentielle des phénomènes1 » (WND-II, 976), c’est-à- dire l’état de l’illumination aussi vaste et libre que le ciel.

La récitation sincère de Nam-myoho-renge-kyo résonne avec la Loi merveilleuse, qui imprègne tout l’univers. Elle enveloppe notre propre vie et fait jaillir la force nécessaire pour dissiper notre propre obscurité intérieure ou ignorance. En d’autres termes, l’acte de réciter Daimoku est une cérémonie de profonde fusion ou interaction entre nous et l’univers. (…)

Quand nous récitons Daimoku, il est certain que nous sommes capables de manifester le pouvoir bénéfique et illimité de la Loi bouddhique en nous. Et, plus nous persévérons dans notre pratique avec une foi solide, plus nous faisons l’expérience de ce pouvoir incommensurable et illimité dans notre propre vie. (…)

Réciter Nam-myoho-renge-kyo de tout notre cœur est ce qui permet d’activer la protection des fonctions de l’univers. C’est notre transformation intérieure – à savoir, faire jaillir notre nature de bouddha – qui les pousse à agir. S’attendre à recevoir leur protection sans transformer notre propre vie n’est pas la manière correcte de prier dans le bouddhisme de Nichiren. (…)

Dans le monde entier, les pratiquants récitent Nam-myoho-renge-kyo, en se fondant sur leur vœu de largement transmettre la Loi merveilleuse en tant que bodhisattvas sortis de la terre. Le jour est venu où la planète entière est enveloppée du puissant Daimoku récité par nos pratiquants qui prient et agissent en faveur de la paix mondiale et du bonheur de l’humanité.

Ces derniers croient dans le potentiel de chacun à changer intérieurement et en leur capacité à triompher des situations les plus adverses. Partout, ils personnifient cette véritable force et richesse de caractère, et travaillent pour la paix et le bien-être de tous, en bons citoyens dans la société. L’émergence d’un tel réseau d’individus dotés d’une foi indéfectible dans le potentiel humain est en soi une évolution d’une portée historique significative.

Extrait de La Nouvelle Révolution humaine – vol. 11, p. 25.

Dans les moments de souffrance, de tristesse ou d’épreuve, nous devrions simplement nous tourner vers le Gohonzon avec un cœur ouvert, comme un enfant qui se jette dans les bras de sa mère et se cramponne à elle. Le Gohonzon « écoutera » tout ce que nous lui exprimons, par conséquent, nous devrions réciter d’abondants Daimoku, comme si nous dialoguions avec lui, en lui confiant nos pensées les plus intimes. À terme, même des souffrances infernales s’évaporeront comme la rosée du matin et sembleront n’avoir été qu’un rêve. Si par exemple, nous nous rendons compte que, d’une certaine manière, nous nous sommes fourvoyés, nous devrions offrir des prières en nous excusant profondément et rectifier notre erreur. Puis nous devrions renouveler notre décision de ne plus jamais la répéter et prendre un nouveau départ. (…)

Et le soir, après avoir passé une bonne journée, nous devrions offrir des prières au Gohonzon avec une profonde reconnaissance.

Le comité d’étude du mouvement Soka


Pour aller plus loin

  • D. Ikeda, La Nouvelle Révolution humaine vol. 4, p. 81 et vol. 12, p. 174.
  • D. Ikeda, Commentaires des écrits de Nichiren vol. 1, Sur l’atteinte de la bouddhéité en cette vie, pp. 44-45.

A lire dans le numéro de Valeurs humaines du mois de décembre 2018.
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Notes

  • 1. Nature essentielle des phénomènes : aussi nature fondamentale de l’éveil ou nature du Dharma. La nature immuable inhérente à toute chose et à tous les phénomènes. Elle est la Loi fondamentale elle-même, l’essence de l’éveil du Bouddha, ou vérité ultime.
 
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