Pour la quinzaine d’étude du mois de novembre, nous vous proposons d’aborder des citations concernant les deux sortes de bienfaits, les bienfaits apparents et inapparents, tirées de diverses sources dont des extraits de La Nouvelle Révolution humaine, de Daisaku Ikeda.

Extrait 1

Le 21 juin 1963, Shin’ichi se rend en avion à Amami, un archipel composé de petites îles très éloignées de Tokyo. Le lendemain, il prononce un discours devant environ six mille pratiquants locaux réunis pour l’occasion.

« Il existe deux sortes de bienfaits que nous tirons de nos prières, expliqua Shin’ichi, ceux qui sont immédiatement apparents, ou "visibles", et ceux que nous ne voyons pas tout de suite, ou "invisibles". Le bouddhisme de Nichiren Daishonin se préoccupe essentiellement des bienfaits invisibles car ce sont eux qui procurent un bonheur authentique.

« Il peut arriver qu’une personne malade guérisse peu après avoir adhéré au bouddhisme, mais le véritable bienfait ne se manifeste pas sous cette forme – cela n’a rien à voir non plus avec le fait de commencer à pratiquer et de gagner une forte somme d’argent, par exemple. Si les bienfaits véritables de la pratique apparaissaient sous la forme d’aubaines inespérées, sans aucun effort de notre part, nous deviendrions paresseux et gâtés.

« Dès lors, qu’est-ce que le bienfait invisible ? On pourrait le comparer à la croissance d’un arbre. Vous pouvez contempler un arbre jour après jour, sans observer le moindre changement. Mais si vous le regardez au bout de cinq, dix ou vingt ans, vous constaterez alors qu’il est devenu grand et fort. De la même manière, si vous continuez à pratiquer ce bouddhisme pendant cinq, dix ou vingt ans, votre karma négatif disparaîtra et vous transformerez votre destinée, accumulerez de la bonne fortune et recevrez d’immenses bienfaits. C’est ce que l’on entend par l’expression "bienfait invisible" et c’est là le véritable bienfait du bouddhisme de Nichiren Daishonin. »

(La Nouvelle Révolution humaine, vol. 8, Acep, p. 75-76)


Extrait 2

« Une définition possible du bienfait invisible, poursuivit Shin’ichi, c’est qu’en pratiquant le bouddhisme de Nichiren Daishonin, nous faisons surgir une force vitale et une sagesse illimitées, forgeons notre caractère, accomplissons notre révolution humaine et construisons un bonheur indestructible.

« J’espère donc que vous vivrez jusqu’à la fin de vos jours aux côtés de la Soka Gakkai, en vous efforçant toujours de transmettre les enseignements de Nichiren Daishonin, de vous polir et de vous développer personnellement, de même qu’un arbre enfouit profondément ses racines dans la terre, avec patience et persévérance, afin de devenir grand et fort. C’est ainsi que d’ici dix, vingt ou trente ans, vous découvrirez que vous avez atteint un état de bonheur dont vous n’auriez même pas rêvé (...) Je conclurai là mon discours pour aujourd’hui en espérant que vous tous, en tant que champions de la croyance qui se tiennent à l’avant-garde de l’époque, ouvrirez la voie d’une vie de bonheur suprême. »

(La Nouvelle Révolution humaine, vol. 8, Acep, p. 76-78)


Extrait 3

Il existe deux sortes de bienfaits qui découlent de la foi dans le Gohonzon : apparent et inapparent. Le bienfait apparent correspond au bienfait évident, qui se manifeste visiblement sous la forme d’une protection ou de la capacité à surmonter rapidement un problème lorsqu’il apparaît – que ce soit une maladie ou un conflit relationnel.

Le bienfait inapparent, quant à lui, est moins tangible. C’est la bonne fortune qui s’accumule lentement mais sûrement, comme le développement d’un arbre ou la montée de la marée, et qui permet de se forger un état de vie riche et large. Nous ne parvenons peut-être pas à voir de changement d’un jour à l’autre mais, au fil des années, il apparaît clairement que nous sommes devenus heureux et que nous nous sommes développés sur le plan individuel. Tel est le bienfait inapparent. Quand nous récitons Nam-myoho-renge-kyo, nous obtenons inéluctablement le meilleur résultat, indépendamment de la nature du bienfait, apparent ou inapparent.

Quoi qu’il arrive, l’important est de continuer à réciter Daimoku. De cette manière, vous deviendrez à coup sûr heureux. Même si les choses ne se passent pas comme vous l’avez désiré ou imaginé, avec le recul, vous comprendrez profondément que c’était le meilleur résultat possible. C’est là l’immense bienfait inapparent.

Un bienfait apparent pourrait, par exemple, vous permettre de manger à votre faim aujourd’hui, mais cela ne vous empêchera pas d’avoir à vous soucier de votre prochain repas. En revanche, on pourrait parler de bienfait inapparent si vous ne pouvez faire aujourd’hui qu’un modeste repas, mais que vous progressez solidement vers une vie où vous n’aurez pas à vous soucier de savoir si vous avez suffisamment à manger. Cette dernière option est bien plus attrayante, je pense, et représente l’essence de la pratique du bouddhisme de Nichiren.

(La Sagesse pour créer le bonheur et la paix, vol. 1, Acep, p. 96-97)

Extrait 4

« Vous m’avez demandé des prières pour votre père et j’en offrirai pour lui devant le Bouddha. En matière de prière, il y a la prière ciblée et la réponse apparente, la prière ciblée et la réponse latente, la prière non ciblée et la réponse latente, et la prière non ciblée et la réponse apparente. Mais un seul point est ici essentiel : si vous croyez dans ce Sûtra, tous vos désirs seront exaucés, dans le présent et dans l’avenir. »

(Nichiren, Lettre au moine séculier Dômyô, Écrits, P. 755)

A lire dans le numéro de Valeurs humaines du mois d'octobre 2019.
Valeurs humaines est le mensuel d'étude du mouvement bouddhiste Soka en France. › Abonnement / Achat au numéro

 
En poursuivant sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies à des fins de navigation, de statistiques de visites, et autres fonctionnalités. En savoir +