Au mois de juillet, nous vous proposons de dialoguer et de partager des expériences de croyance sur l'enrichissement que représente le contact avec les autres, aussi différents soient-ils de nous-mêmes.

Dans Jinseiron noto (Pensées sur la vie) de Kiyoshi Miki, un livre que j’ai passionnément aimé dans ma jeunesse, on lit : « Se comprendre soi-même amène naturellement à mieux comprendre les autres. »

Dans la mesure où nous nous observons pour élever notre état de vie, nous pouvons approfondir notre compréhension des autres. Une personne à l’état de vie élevé est capable de reconnaître et d’apprécier l’individualité des autres. Une personne de sagesse essaie de renforcer les autres et de cultiver chez eux ce qu’ils ont de meilleur. (…)

Chaque personne s’enrichit au contact d’une autre. C’est le principe de la vie qui s’enrichit sans cesse au contact de la vie. On lit également, à la fin du chapitre « Parabole des herbes médicinales » :

[…] la Loi enseignée par le Bouddha
est comparable à un grand nuage,
qui, d’une pluie à l’unique saveur,
arrose les fleurs humaines,
afin que chacune puisse porter ses fruits.
SdL-V, 116

J’aime beaucoup cette expression de « fleurs humaines ». Elle évoque clairement l’image de l’épanouissement d’une multitude de personnes ayant chacune une riche individualité.

Shakyamuni percevait sans doute le caractère unique de chaque être humain, aussi distinctement que les diverses sortes de fleurs et de fruits particuliers produits par des arbres aussi différents que les cerisiers, les pruniers, les pêchers ou les poiriers. C’est l’enseignement que nous pouvons tirer de ce chapitre « Parabole des herbes médicinales » : apprendre à reconnaître et apprécier le caractère unique de chaque personne en particulier.

Un tel esprit est une nécessité, si l’on veut créer l’harmonie dans la diversité, l’un des problèmes fondamentaux qui se posera au XXIe siècle. En respectant profondément les caractéristiques uniques de chaque peuple et de chaque culture, nous devons créer une solidarité au niveau de notre humanité commune, au niveau de la vie que nous avons en commun. Sans une telle solidarité, il n’y aura pas d’avenir pour l’humanité. La diversité ne devrait pas être un facteur de conflits dans le monde, mais, au contraire, une source d’enrichissement. Et l’humanisme enseigné par le Sûtra du Lotus, en contribuant concrètement au développement de personnes d’une telle bienveillance, en est la clé. (...)

C’est seulement en respectant l’individualité de chacun, en donnant courage et espoir, en partageant les joies comme les souffrances, que peuvent se créer l’unité et la solidarité entre les gens. C’est un tel esprit d’harmonie, une telle source d’inspiration qui rendent possible un véritable mouvement populaire.

(D. Ikeda, La Sagesse pour créer le bonheur et la paix, vol. 2, p. 62-64-66. Acep, 2004 ; vol. 1, p. 301-303-304, Acep, 2013.)


Paru dans Valeurs humaines n°80, juin 2017.


En respectant profondément les caractéristiques uniques de chaque peuple et de chaque culture, nous devons créer une solidarité au niveau de notre humanité commune, au niveau de la vie que nous avons en commun. Sans une telle solidarité, il n’y aura pas d’avenir pour l’humanité.

A lire dans le numéro de Valeurs humaines du mois de juin 2017. Valeurs humaines est le mensuel d'étude du mouvement bouddhiste Soka en France. › Abonnez-vous

Commentaires   

+2 #1 Laurin 21-06-2017 10:22
La 2ème référence correspond à la sagesse du sûtra du lotus vol 1
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