Le bouddhisme considère la vie comme une unité du physique et du spirituel. Il considère toutes les choses, matérielles ou spirituelles, visibles ou invisibles, comme des manifestations de la même loi universelle, définie dans la tradition de Nichiren sous le nom de Myoho Renge Kyo. Les aspects physiques et spirituels de notre vie sont totalement inséparables et d’importance égale. Ce principe est contenu dans l’expression japonaise “shikishin funi”.

“Shiki” désigne tous les phénomènes matériels et physiques, y compris le corps humain. “Shin” désigne tous les phénomènes spirituels et invisibles, tels que la raison, l’émotion et la volonté. Enfin, “funi” signifie littéralement « non deux ».

Nichiren a exprimé ce principe de la façon suivante, dans une lettre adressée à l’un de ses disciples :

Une personne peut connaître l’esprit d’une autre personne en écoutant sa voix. En effet, l’aspect physique révèle l’aspect spirituel. Le physique et le spirituel, qui sont un par essence, se manifestent par deux aspects distincts.

L’état émotionnel intérieur d’une personne est révélé par son apparence physique. Les sentiments d’une personne d’humeur joyeuse et optimiste se lisent sur son visage, et dans son allure. A contrario, la démarche triste et les traits d’une personne accablée par la souffrance peuvent témoigner de ses tourments intérieurs.

La vraie santé et le bonheur véritable doivent englober le physique et le spirituel. De nombreux pratiquants au sein mouvement Soka ont vécu des expériences relatives à l’amélioration de la santé, de l’état physique ou des conditions matérielles. Par la récitation de Nam-myoho-renge-kyo, ils prennent également conscience de l’inséparabilité des aspects physiques et spirituels de leur vie. Au fil du temps, elle se manifeste par un sentiment de bien-être physique et par une clarté croissante de la perception et de la pensée. Les « bienfaits apparents » de la pratique bouddhique, comme on les appelle, sont essentiellement liés aux aspects physiques et matériels. Alors que les « bienfaits invisibles » d’une pratique bouddhique constante, plus importants sur le long terme, permettent d’accroître la conscience de soi, la sagesse et la compassion envers les autres. Bien entendu, le bienfait invisible absolu est l’atteinte de la bouddhéité.

Le bouddhisme considère l’être vivant comme l’union harmonieuse de ce qu’il appelle les « cinq composants ». Il s’agit : des aspects physiques de la vie et des sens ; de la perception, qui comprend les impressions reçues par l’intermédiaire des sens ; de la conception, qui nous permet de créer des idées à partir de ce que nous avons ressenti ; de la volition, volonté qui agit sur la conception ; et de la conscience, fonction de discernement qui assure le fonctionnement des autres composants. La vie est la force ou l’énergie qui permet à ces cinq composants de fonctionner ensemble, comme un tout harmonieux et intégré.

La médecine moderne commence seulement à explorer les interconnexions subtiles entre le corps et l’esprit, entre les aspects physiques et spirituels de la vie. En définitive, le bouddhisme considère ces deux aspects comme les manifestations de la force vitale inhérente à l'univers lui-même.

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