Pour la quinzaine d’étude du mois de février, nous vous proposons deux extraits du volume 11 de La Nouvelle Révolution humaine, chapitre « Défricheurs », publié dans « Au fil des chapitres » n° 8. Les thèmes en sont la prière et les clés pour mener une vie victorieuse.

Extrait d'un écrit de Nichiren

En cet âge souillé, discutez toujours entre vous [...] Tous mes disciples, moines et laïcs, devraient lire cette lettre ou en écouter la lecture. Ceux qui ont une profonde détermination devraient discuter de son contenu [...] avançons en nous encourageant mutuellement !
Nichiren, Le pratiquant du Sûtra du Lotus rencontrera des persécutions, Écrits, p. 452.


La Nouvelle Révolution humaine, vol. 11, chapitre « Défricheurs », dans « Au fil des chapitres » n° 8. Lors de son voyage au Pérou, le 15 mars 1966, Shin’ichi aborde l’attitude à avoir lorsque nous prions devant le Gohonzon, ainsi que trois points-clés permettant à chacune et chacun de devenir heureux dans la vie.

Extrait 1 - (p. 24-25)

Une femme intervint alors : « Sensei, quelle attitude devons-nous avoir lorsque nous prions devant le Gohonzon ? »

Shin’ichi lui répondit en arborant un sourire : « Bien entendu, puisque nous nous trouvons devant le Gohonzon dans l’esprit d’être face au Bouddha, il convient d’adopter une attitude respectueuse et solennelle. Mais par ailleurs, nous devrions nous sentir libres d’exprimer tout ce que nous ressentons au Gohonzon, franchement et sans détours.

Le Gohonzon est la manifestation du Bouddha, doté d’une bienveillance infinie. Nous devrions donc prier pour tous nos désirs, problèmes ou aspirations, tels qu’ils sont. Dans les moments de souffrance, de tristesse ou d’épreuves, nous devrions simplement nous tourner vers le Gohonzon avec un cœur ouvert, comme un enfant qui se jette dans les bras de sa mère et se cramponne à elle. Le Gohonzon "écoutera" tout ce que nous lui exprimons, par conséquent, nous devrions réciter d’abondants Daimoku, comme si nous dialoguions avec lui en confiant nos pensées les plus intimes. À terme, même des souffrances infernales s’évaporeront comme la rosée du matin et sembleront n’avoir été qu’un rêve. Si par exemple, nous nous rendons compte que, d’une certaine manière, nous nous sommes fourvoyés, nous devrions offrir des prières en nous excusant profondément et rectifier notre erreur. Puis nous devrions renouveler notre décision de ne plus jamais la répéter et prendre un nouveau départ.

De même, dans les moments cruciaux décidant de la victoire ou la défaite, nous devrions prendre la ferme résolution de remporter la victoire et prier avec la force d’un lion qui rugit ou la férocité d’un démon ashura comme pour faire trembler l’univers tout entier.

Et le soir, après avoir passé une bonne journée, nous devrions offrir des prières au Gohonzon avec une profonde reconnaissance.

Dans l’un de ses écrits, Nichiren cite cette phrase : « Nous nous réveillons tous les matins en compagnie du Bouddha et allons dormir tous les soirs en compagnie du Bouddha (...)1 » Cela signifie que ceux qui continuent de prier sérieusement sont toujours avec Nichiren Daishonin, le Bouddha de l’époque de la Fin de la Loi. Cela vaut non seulement pour cette vie-ci, mais même après notre mort, le Bouddha fondamental et toutes les divinités bouddhiques de l’univers entier nous accorderont leur protection. Nous pouvons donc éprouver un sentiment de complète sécurité au plus profond de nous, et n’avons rien à redouter. Nous devrions jouir de la vie en toute sérénité.

La prière transforme toutes les souffrances en joie, et la joie en joie suprême. C’est pourquoi il importe de réciter constamment Nam-myoho-renge-kyo, quoi qu’il arrive, que nous soyons heureux ou malheureux dans les bons comme dans les mauvais moments. C’est le chemin direct vers le bonheur. »


Extrait 2 - (p. 24-25)

Le premier point essentiel pour remporter la victoire dans la vie est donc de réciter Nam-myoho-renge-kyo. (...)

Le deuxième point important est l’étude des principes bouddhiques. (...) Mais l’étude ne se résume pas à une simple accumulation de savoir. Cela signifie posséder une philosophie de la vie en tant que pratiquant du bouddhisme.

Concrètement, je vous propose de vous efforcer de lire régulièrement les écrits de Nichiren et de les mettre en pratique dans votre propre vie. Au début, nul besoin de prendre des écrits complexes. Vous pourriez par exemple choisir un passage bien connu comme « Ceux qui croient dans le Sûtra du Lotus vivent comme en hiver, mais l’hiver se transforme toujours en printemps2 », ou bien « Je prie avec autant de ferveur qu’il en faudrait pour produire du feu avec du bois humide ou tirer de l’eau d’un sol desséché3. »

Si nous avons une foi totale en ces phrases et persévérons dans nos efforts, en parfait accord avec celles-ci, nous pourrons en constater par nous-même la véracité et nous forger une grande conviction dans le pouvoir du Gohonzon.

Telle est la véritable finalité de l’étude des enseignements de Nichiren. En d’autres termes, c’est une « étude bouddhique concrète » applicable à notre propre vie. Si nous continuons à graver un seul passage dans notre cœur et à l’assimiler, nous comprendrons tout naturellement d’autres extraits de ces écrits. La raison en est que la maîtrise d’une seule phrase amène à comprendre toutes les autres. (...) Le troisième élément-clé que je souhaiterais aborder est la nécessité de persévérer dans la pratique.


Pour aller plus loin

  • Daisaku Ikeda, La Sagesse pour créer le bonheur et la paix, Acep, 2016, vol 1, p. 59, 69, 72, 75, 125, 132.

Notes

  • 1. GZ, p. 737.
  • 2. L’hiver se transforme toujours en printemps, Écrits, p. 539.
  • 3. Réprimander les oppositions à la Loi et éradiquer les fautes, Écrits, p. 448.

A lire dans le numéro de Valeurs humaines du mois de Janvier 2020.
Valeurs humaines est le mensuel d'étude du mouvement bouddhiste Soka en France. Abonnement / Achat au numéro

 
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