Sûtra du Lotus, chapitre Moyens opportuns, Japon, Xe siècle. Rouleau manuel, encre sur papier décoré. Musée national de Tokyo. [Domaine public]

De tous les textes sacrés du bouddhisme Mahayana, le Sûtra du Lotus est le plus important et celui qui a exercé le plus d’influence. Il a été au cours des siècles l’objet d’une vénération intense de la part des croyants bouddhistes à travers la Chine, la Corée, le Japon et d’autres régions d’Asie orientale.

« Sûtra » est un mot sanskrit signifiant à l’origine « fil conducteur » et désigne un texte sacré du bouddhisme qui suit le fil des enseignements du bouddha Shakyamuni.

Quant à la fleur de lotus est, dans les cultures chinoise et japonaise, associée à l’idée de pureté, de beauté et de noblesse et a la caractéristique de s’épanouir sur un étang boueux, indiquant par là que cet enseignement est adapté à une époque troublée et rend l’éveil accessible à tous les êtres, quels qu’ils soient.

La place du Sûtra parmi les enseignements du Bouddha

Le Sûtra du Lotus est généralement considéré comme le dernier grand enseignement, ou l’aboutissement, de la vie du Bouddha. Il y révèle l’existence d’une réalité inhérente à toute chose et universelle, appelée état de bouddha. Le Sûtra du Lotus affirme également que les réalités de la vie constituent un terrain et une opportunité pour entreprendre une transformation personnelle positive, et il encourage à prendre un engagement actif pour soutenir les autres et contribuer à la société humaine.

C'est également le seul des enseignements où Shakyamuni affirme que l’illumination est accessible à tous, sans distinction de capacités, de statut, de sexe, d'ethnie, de culture ou d’éducation. Le Sûtra du Lotus est l'expression d'un humanisme à la portée universelle, qui érige en valeur suprême le caractère sacré de la vie.

Le Sûtra du Lotus est, de tous les Sûtras et textes sacrés du bouddhisme Mahayana, le plus important et celui qui a exercé le plus d’influence. Révéré par presque toutes les branches des enseignements du Mahayana, il a été au cours des siècles l’objet d’une vénération intense des croyants bouddhistes, à travers la Chine, la Corée, le Japon et d’autres régions d’Asie orientale.

Le statut du récit du Sûtra

Le Sûtra du Lotus s'ouvre sur la phrase traditionnelle marquant le début de presque tous les sûtras :

Ainsi l’ai-je entendu.

Elle est prononcée par Ananda, un des plus proches disciples du Bouddha, réputé pour avoir mémorisé tous les prêches du Bouddha. Il poursuit en commençant la description des circonstances du prêche, sur le mont Gridhrakuta, ou Pic de l’Aigle, non loin de la ville de Rajagriha...

Dans ces phrases d’ouverture, nous nous trouvons encore dans l'univers d'une certaine réalité historique, celle de l'Inde du Nord, où Gautama a très vraisemblablement exposé en fait sa doctrine au Ve ou VIe siècle avant notre ère. Cependant, alors qu'Ananda se met à décrire le nombre vertigineux des êtres - humains et non humains, célestes, etc. - qui forme l'assemblée réunie pour entendre la parole du Bouddha, nous réalisons que nous nous sommes départis de la réalité factuelle, point qu’il faut garder à l’esprit en lisant le Sûtra.

Après plusieurs faits extraordinaires qui nous frappent par leur échelle véritablement cosmique, le Bouddha commence à prêcher :

A ce moment, l'Honoré du monde, quittant sereinement sa samadhi, s'adressa en ces termes à Shariputra : “La sagesse des bouddhas est infiniment profonde et incommensurable. La porte de cette sagesse est aussi difficile à comprendre qu'à franchir...ˮ
SdL-II



Fondé sur la préface de Burton Watson au Sûtra du Lotus édité aux Indes Savantes.

Commentaires   

+1 #1 Paula 21-11-2016 19:47
Ainsi ai-je entendu, c'est le rappel aux bodhisattva présents ce jour-là où nous étions lorsque le Bouddha nous donnait la mission de propagation avec Pratiques-supérieures à la tête.
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