Des grues en papier, symbolisant la paix. [© Michael Day /wikimedia-CC]

Établir une société en paix, dans laquelle chacun peut mener une vie significative et heureuse est le but des enseignements bouddhiques.

Cet idéal de paix s’appuie sur un principe essentiel de la philosophique bouddhique : l'interdépendance. Selon ce principe, toutes les choses sont reliées au niveau le plus fondamental : soi-même, les autres et l’environnement forment un tout indissociable. Par conséquent, on ne peut pas être heureux isolément. Dans cet esprit, Nichiren Daishonin ecrit :

Si vous vous inquiétez de votre sécurité personnelle, ne devriez-vous pas tout d'abord prier pour l'ordre et la tranquillité aux quatre coins du pays ?
Nichiren, Sur l'établissement de l'enseignement correct pour la paix dans le pays (Ecrits, 26)

Se tourner vers les autres et révolutionner sa vie

Les divisions et les conflits que l'on peut observer dans notre monde, à tous niveaux, affectent chacun d'entre nous. Le bouddhisme de Nichiren, dans la grande tradition du courant Mahayana (dit “grand véhicule”) nous enjoint à prendre une part active dans la société, à la comprendre et à chercher à y créer la paix - à commencer par notre entourage immédiat.

La conséquence d'une telle démarche est de nous ramener inévitablement à nous-même. Car le défi que constitue le mode de vie altruiste proposé par le bouddhisme nous confronte rapidement à nos limites intérieures. Ainsi, le bouddhisme insiste sur la notion de changement de son propre esprit : c’est en partant de soi que l'on peut transformer son environnement immédiat, et, de proche en proche, la société dans son ensemble. Ce principe fondamental dans le bouddhisme de Nichiren est celui de la “révolution humaine”, qui peut être résumé ainsi :

La profonde révolution intérieure d’un seul individu sera capable de modifier la destinée d’un pays et, plus encore, permettra le changement du destin de toute l’humanité.

Agir là où l'on se trouve, tel que l'on est

L’engagement sincère à cultiver cette ouverture aux autres – autrement dit, à rechercher la Voie du Bouddha – nous permet de réformer notre propre coeur.

Concrètement, c'est grâce à la récitation de Nam-myoho-renge-kyo que nous trouvons la force d'opérer une telle transformation intérieure. Nous pouvons ainsi “purifier” notre vie ; notre manière de voir notre environnement et nos semblables se modifie peu à peu. Nous nous sentons soutenu par une force vitale accrue, grâce à laquelle le souci de l’autre ne constitue ni une obligation, ni une fuite ni un sacrifice. Au contraire, nous pouvons vivre ce que Voltaire appelait les hommes à acquérir : leur propre bonheur, en en donnant à autrui.

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