Pour la quinzaine d'étude du mois d'avril. La foi, la pratique et l’étude sont la force motrice du développement et de la victoire de tous les pratiquants de la SGI, bodhisattvas sortis de la terre depuis le temps sans commencement. Notre pratique de bodhisattva comprend essentiellement la pratique pour soi et la pratique pour les autres.

Extrait étudié

Un esprit assombri par les illusions de l’obscurité inhérente à la vie est comme un miroir terni. Une fois poli, il deviendra inéluctablement un clair miroir réfléchissant la nature fondamentale de tous les phénomènes ou réalité essentielle. Faites surgir une foi profonde et polissez constamment votre miroir, jour et nuit. Comment le polir ? Seulement en récitant Nam-myoho-renge-kyo.
Sur l’atteinte de la bouddhéité en cette vie (Écrits, 4)


Extraits des commentaires de Daisaku Ikeda

Un appel à pratiquer le bouddhisme de manière active

Le président fondateur de la Soka Gakkai, Tsunesaburo Makiguchi, a donné un jour une conférence intitulée Les croyants, pratiquants et érudits du Sûtra du Lotus et leurs méthodes de recherche (en novembre 1942). Il y lança l’exhortation suivante : «  Nous devons établir une claire distinction entre croyants et pratiquants. Si une personne peut obtenir des bienfaits en ayant simplement la foi et en offrant des prières, cela seul ne constitue pas la pratique de bodhisattva. Il n’y a pas de bouddha centré sur soi qui se contente d’accumuler des bienfaits personnels sans œuvrer au bien-être des autres. Si nous n’accomplissons pas la pratique de bodhisattva, nous ne pourrons pas atteindre la bouddhéité. »1

Cette courte citation exprime le cœur même de la foi au sein de la Soka Gakkai. Il ne suffit pas de simplement avoir la foi et d’être un croyant. Il ne suffit pas non plus d’étudier et d’être un érudit en matière de bouddhisme. Nous ne pouvons pas vraiment comprendre le bouddhisme si nous ne sommes pas des pratiquants qui agissent pour le bonheur des autres.

M. Makiguchi a déclaré que les pratiquants de la Soka Gakkai sont des pratiquants fondés sur la preuve factuelle − en d’autres termes, ce sont les pratiquants du Sûtra du Lotus de l’époque de la Fin de la Loi et d’authentiques bouddhistes qui accomplissent la pratique de bodhisattva.

En tant que pratiquants de la Soka Gakkai, nous conservons la foi dans le Gohonzon et nous entraînons tous les jours dans la pratique bouddhique. Cette pratique bouddhique comprend à la fois la pratique pour soi et la pratique pour les autres. De tels efforts nous permettent de révéler notre bouddhéité intérieure et de parvenir à un état de bonheur absolu, tout en aidant les autres à faire de même.

La pratique pour soi signifie accomplir des efforts pour notre bien personnel, et désigne plus spécifiquement notre pratique quotidienne de Gongyo (réciter des extraits du Sûtra du Lotus et Nam-myoho-renge-kyo). La pratique pour les autres correspond aux efforts que nous accomplissons afin que les autres puissent aussi recevoir des bienfaits et, plus spécifiquement, cela signifie enseigner le bouddhisme de Nichiren et transmettre la Loi merveilleuse. Aussi modestes soient-elles, nos activités pour kosen rufu représentent, dans toute leur diversité, la pratique pour les autres.

La pratique qui permet de transformer notre état de vie

Le passage de Sur l’atteinte de la bouddhéité en cette vie cité précédemment explique la fonction de la récitation de Nam-myoho-renge-kyo, la pratique concrète qui permet transformer notre état de vie. M. Makiguchi a souligné ce passage dans son exemplaire personnel des Écrits de Nichiren Daishonin.

Nichiren a inscrit le Gohonzon et établi la pratique de Nam-myoho-renge-kyo pour permettre à tous les êtres humains d’atteindre la bouddhéité. Il a créé une forme de pratique bouddhique accessible à tous. Ce fut en soi une grande révolution religieuse.

Le bouddhisme de Nichiren souligne l’importance de transformer notre esprit, le cœur même de notre façon de penser. Généralement, les gens ont tendance à considérer qu’une distance considérable sépare une personne ordinaire d’un bouddha. Mais Nichiren a enseigné qu’un tel fossé n’existe pas − la seule différence réside entre le fait d’être dans l’illusion ou dans l’éveil. La récitation de Nam-myoho-renge-kyo est le moyen de transformer un état d’illusion en état d’éveil.

Dans ce passage, Nichiren compare une vie de souffrance, assombrie par l’obscurité ou l’ignorance fondamentale2, à un miroir terni, et une vie éveillée à la vérité à un clair miroir. Un miroir terni qui ne reflète rien peut devenir clair quand on le polit, révélant ainsi toutes choses.

De la même façon, en poursuivant notre pratique sincère de Nam-myoho-renge-kyo, nous perfectionnons notre vie et chassons l’ignorance et l’illusion. Nous faisons jaillir de nous le vaste état de vie et la sagesse du Bouddha.

Par notre pratique quotidienne de Gongyo − la récitation du Sûtra et de Nam-myoho-renge-kyo −, nous polissons et transformons notre état de vie. Nichiren précise ce qu’il faut pour cela : premièrement, nous devons faire «  surgir une foi profonde » et deuxièmement, nous devons polir constamment notre miroir, jour et nuit (cf. Écrits, 4).

Pour combattre l’obscurité ou l’illusion fondamentale qui nous entrave dans notre quête de l’illumination, nous devons avoir le courage de faire jaillir une foi profonde. De plus, si nous voulons atteindre la bouddhéité en cette vie, il est vital de conserver notre foi, et de persévérer constamment dans nos efforts. Conserver notre foi signifie ne jamais régresser. Dans bon nombre de ses écrits, Nichiren souligne l’importance de lutter avec une foi inébranlable. (D&E juillet-aout 2017 p. 21-36).

D’après «  Le bouddhisme du soleil – illuminer le monde. Une religion tournée vers la révolution humaine » (partie 2), D&E, décembre 2017, 25-27.


Pour aller plus loin

  • Commentaires des écrits de Nichiren vol. 1, Sur l’atteinte de la bouddhéité en cette vie.
  • La sagesse pour créer le bonheur et la paix vol. 1, «  Le bonheur », p. 60-61, p. 75-84.

Notes

  • 1. Traduit du japonais. Tsunesaburo Makiguchi, Makiguchi Tsunesaburo Zenshu (Œuvres complètes de Tsunesaburo Makiguchi), Tokyo, Daisanbunmei-sha, 1987, vol. 10, p. 151.
  • 2. Obscurité ou ignorance fondamentale : illusion inhérente à la vie la plus profondément enracinée. On dit qu’elle donne naissance à toutes les autres illusions. Incapacité de voir ou de reconnaître la vérité, en particulier la véritable nature de notre vie.
 
En poursuivant sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies à des fins de navigation, de statistiques de visites, et autres fonctionnalités. En savoir +