Pour la quinzaine d'étude du mois de mai. La foi, la pratique et l’étude sont la force motrice du développement et de la victoire de tous les pratiquants de la SGI. Dans ce numéro, nous allons aborder l’étude.

La Soka Gakkai, un mouvement fondé sur l’étude bouddhique

Se fonder sur les écrits de Nichiren Daishonin – telle est la ligne de vie de la Soka Gakkai, qui va toujours de l’avant dans la lutte, par les idées, qu’est kosen rufu. Dans le premier numéro de Kachi Sozo (Création de valeurs), le journal de la Soka Kyoiku Gakkai (précurseur de la Soka Gakkai), le président fondateur Tsunesaburo Makiguchi déclara, « [en visant] le bonheur inégalé, l’essence suprême du bouddhisme montre un mode de vie de la plus haute valeur », et « l’objectif de la Soka Kyoiku Gakkai est de montrer la voie pour créer cette valeur suprême dans et à travers nos vies actuelles, de l’étudier et de guider les autres sur cette même voie. »

Dans son éditorial du premier numéro du Daibyakurenge, aussi, Josei Toda affirma : « La religion est un principe de vie, et qui doit exister dans notre vie quotidienne. » En d’autres termes, la foi dans la Loi merveilleuse est un mode de vie qui crée des valeurs dans notre vie, et l’essence de ce lien entre nos vies et le bouddhisme est la pratique fondée sur les écrits de Nichiren. M. Toda n’a pas ménagé sa peine pour soutenir d’authentiques pratiquants du bouddhisme de Nichiren qui possédaient le « cœur d’un roi-lion ».

Se fonder sur les écrits de Nichiren ne veut pas dire les vénérer comme des textes sacrés ou se contenter de faire des cours et des commentaires dessus, ou encore s’en servir uniquement comme source de réconfort. Le bouddha Shakyamuni nous apprend que nous devrions fonder notre vie sur la Loi. Nous faisons de la Loi bouddhique et des enseignements de Nichiren Daishonin les bases de notre vie. Nous plaçons notre foi dans le Gohonzon et luttons pour graver en nous les écrits de Nichiren afin de nous libérer d’un mode de vie consumé par la souffrance, et pour remporter la victoire.

Il y a d’innombrables pratiquants de la SGI dans le monde qui, en prenant à cœur les mots de Nichiren « L’hiver se transforme toujours en printemps » (Écrits, 539), ont surmonté les rudes hivers de l’adversité et fait entrer d’éclatants printemps de l’espoir. Partout les pratiquants, en luttant ensemble pour kosen rufu, ont fait leur la philosophie vivante qui se trouve dans les écrits de Nichiren et l’ont mise en pratique dans leur vie. Ce sont d’héroïques bodhisattvas sortis de la terre.

(Valeurs humaines n° 77, p. 8.)


Lire les écrits de Nichiren comme s’ils nous étaient adressés personnellement

La plus grande partie des lettres adressées par Nichiren à ses disciples furent composées après son exil sur l’île de Sado1 et, plus particulièrement, après son installation au mont Minobu2 − c’est-à-dire à une époque où il était difficile pour lui de les rencontrer en personne.

Ses lettres sont l’expression de sa grande compassion ; on y sent fortement ses préoccupations et on voit combien il était sensible à ce qu’éprouvaient ses disciples confrontés à de très dures persécutions. De plus, certains étaient affligés par la perte d’êtres aimés ou accablés par les épreuves de la vie. C’est précisément parce que ses lettres sont riches d’échanges chaleureux, de vie à vie, avec ses disciples, qu’elles transcendent le temps et ont aujourd’hui encore le pouvoir de toucher profondément les lecteurs.

Nichiren écrivit la Lettre de Sado alors qu’il était en exil, à une époque où sa propre vie était menacée. En raison du manque de papier, il transcrivit ses pensées et ses sentiments dans une seule lettre destinée à être partagée entre tous ses disciples.

Les disciples se rassemblaient alors par petits groupes pour lire ou écouter le contenu de ces lettres. En cette époque où les persécutions faisaient rage, ils ont dû être profondément touchés par la chaleureuse considération et par l’empathie de Nichiren. Ils entraient ainsi en contact avec son immense état de vie et son esprit de lutter pour kosen rufu, en étant entièrement résolus à faire face aux persécutions de toutes sortes. Sans doute en ont-ils tiré un courage indomptable. Je les imagine, après la lecture de la lettre, faire ensemble le vœu de conserver une foi ferme, s’encourager mutuellement et prendre un nouveau départ avec une détermination renouvelée. Nous pouvons nous aussi faire aujourd’hui l’expérience de cette magnifique communication entre maître et disciples.

Il est important pour nous de lire les écrits de Nichiren avec la conviction qu’ils sont adressés à chacun de nous et que Nichiren nous parle personnellement.

(D&E-Septembre 2017, 21-22.)


L’importance de lire les écrits de Nichiren quand nous nous retrouvons dans une impasse

Quand nous nous sentons au fond du gouffre, la lecture du Gosho peut faire se lever le soleil de l’espoir dans notre cœur. Face à une impasse, elle peut nous aider à faire jaillir l’esprit indomptable d’un roi-lion. Et lorsque nous souffrons de maladie, nos vies se trouvent régénérées.

Dans les débuts de notre mouvement, les pratiquants emportaient toujours les écrits de Nichiren avec eux, aussi bien lorsqu’ils s’efforçaient de transmettre le bouddhisme que lorsqu’ils donnaient des encouragements personnels et faisaient des activités pour kosen rufu. Dans les réunions, avant ou après Gongyo, ils lisaient aussi à voix haute des passages des écrits de Nichiren.

Leur exemplaire du Gosho3, qu’ils emportaient ainsi, dans les bons comme dans les mauvais moments, était si usé que parfois même des pages s’en détachaient. Il était aussi plein d’annotations et de passages soulignés. Chaque jour, les pratiquants lisaient le Gosho pour entrer en contact avec l’esprit de Nichiren.

Graver les écrits de Nichiren dans notre cœur, faire jaillir cet état de vie invincible qu’est l’état de bouddha et progresser vers l’accomplissement du grand vœu de kosen rufu tout en luttant contre notre propre karma − telle est la voie de l’étude bouddhique qui mène directement à une vie de bonheur et de victoire.

(D&E-Septembre 2017, 23-24.)


Pour aller plus loin

  • « Les nobles champions de la pratique et de l’étude », Valeurs humaines n° 88, p. 6.
  • « La grande voie de la victoire pour kosen rufu et dans la vie », Valeurs humaines n° 77, p. 6 et n° 79, p. 6.
  • « Se fonder sur les écrits de Nichiren Daishonin », Valeurs humaines n° 80, p. 6. et 81-82, p. 6.

Notes

  • 1. Exil de Sado : Nichiren fut exilé sur l’île de Sado, d’octobre 1271 à mars 1274.
  • 2. Mont Minobu : c’est dans ce lieu (actuelle préfecture de Yamanashi) que Nichiren vécut les dernières années de sa vie, de mai 1274 à septembre 1282. Il s’y consacra à former ses disciples, prit la direction de la propagation et y rédigea des traités doctrinaux.
  • 3. Compilation des lettres et traités de Nichiren.
 
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