Les systèmes d’armes autonomes (AWS), capables de sélectionner et d’attaquer des cibles sans intervention humaine directe, connaissent un développement rapide, notamment grâce aux progrès de l’intelligence artificielle.
Face à cette évolution, la Soka Gakkai Internationale (SGI) a publié une déclaration soutenant les discussions internationales en cours sur leur réglementation et appelant à l’interdiction des systèmes conçus pour cibler des personnes.
La SGI estime que déléguer à des machines des décisions de vie ou de mort ferait disparaître le rôle de la conscience humaine, fondement du droit international humanitaire.
Cette prise de position rejoint celles du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et de la coalition Stop Killer Robots, qui plaident pour un cadre juridique contraignant définissant des limites éthiques et légales à ces armes. La SGI souligne également que les algorithmes d’IA peuvent reproduire, voire amplifier, des biais sociaux, entraînant des ciblages discriminatoires fondés sur des profils ou des hypothèses arbitraires.
Les négociations se poursuivent dans le cadre de la Convention de l’ONU sur certaines armes classiques. En mars 2026, 70 États soutenaient déjà l’ouverture de négociations sur un traité juridiquement contraignant. Une dernière session est prévue du 31 août au 4 septembre 2026, avant la conférence d’examen de novembre. La SGI espère que ces travaux aboutiront au lancement de négociations intégrant l’interdiction des armes autonomes antipersonnel et réaffirme sa volonté de poursuivre son action de sensibilisation et de plaidoyer aux côtés des États et des organisations de la société civile.
Lire la déclaration complète sur le site Soka Global (en anglais)