Au mois de novembre, nous nous proposons d’aborder le thème de l’objet de culte, le Gohonzon, qui constitue une partie du programme de l’activité d’étude Niveau 2.

Le Gohonzon - La graine de la bouddhéité

Shakyamuni s’éveilla à la Loi fondamentale qui pénètre toutes les formes de vie et l’univers, et c’est pour cela qu’on l’a appelé « le Bouddha » ou « l’Éveillé ». Il a établi clairement que tous les bouddhas atteignent l’illumination en s’éveillant à cette Loi fondamentale, la Loi merveilleuse. Nam-myoho-renge-kyo est la Loi qui permet à tous les êtres humains d’atteindre l’illumination, et c’est aussi le nom de cette Loi.

En d’autres termes, Nichiren enseigna et exprima directement la Loi qui constitue la cause fondamentale de l’atteinte de l’illumination, comme étant Nam-myoho-renge-kyo. La Loi merveilleuse, qui est la cause, ou la graine de la bouddhéité, est fondamentalement inhérente à la vie de tous les êtres vivants. Cette cause innée est aussi connue sous le nom de nature ou d’état de bouddha.

À ce sujet, Nichiren déclare : « Quand nous révérons le Myoho-renge-kyo, inhérent à notre vie, en tant qu’objet de vénération, la nature de bouddha inhérente à notre vie est appelée à surgir et elle est rendue manifeste par la récitation de Nam-myoho-renge-kyo. C’est ce que signifie le mot “bouddha”. Ainsi, par exemple, quand un oiseau en cage chante, les oiseaux qui volent dans le ciel sont ainsi appelés et se rassemblent et, quand les oiseaux se rassemblent dans le ciel, l’oiseau en cage essaie de sortir. Quand nous récitons la Loi merveilleuse à voix haute, notre nature de bouddha, ainsi appelée à surgir, se manifeste immanquablement. La nature de bouddha de Brahma et de Shakra, ainsi appelée, nous protégera et la nature de bouddha des bouddhas et bodhisattvas, ainsi appelée, se réjouira. »1

Nam-myoho-renge-kyo est le nom de l’état de bouddha qui existe à l’état potentiel dans notre vie et dans toutes les choses et tous les phénomènes. Quand nous croyons dans le Gohonzon et que nous récitons Nam-myoho-renge-kyo, nous nous éveillons et nous faisons jaillir l’état de bouddha dans notre vie et, par ailleurs, nous faisons jaillir l’état de bouddha de tout ce qui existe dans l’univers. En d’autres termes, nous ouvrons le potentiel illimité de notre vie et nous activons les fonctions des bouddhas, des bodhisattvas et des divinités bouddhiques – c’est-à-dire les forces protectrices de notre environnement.
(Valeurs humaines, hors-série n°10, brochure d’étude Niveau 2, p. 32-33, Acep, mai 2020)


Extrait de La Nouvelle Révolution humaine

Une femme intervint alors : « Quelle attitude devonsnous avoir lorsque nous prions devant le Gohonzon ? »

Shin’ichi lui répondit en arborant un sourire : « Bien entendu, puisque nous nous trouvons devant le Gohonzon dans l’esprit d’être face au Bouddha, il convient d’adopter une attitude respectueuse et solennelle. Mais par ailleurs, nous devrions nous sentir libres d’exprimer tout ce que nous ressentons au Gohonzon, franchement et sans détours.

Le Gohonzon est la manifestation du Bouddha, doté d’une bienveillance infinie. Nous devrions donc prier pour tous nos désirs, problèmes ou aspirations, tels qu’ils sont. Dans les moments de souffrance, de tristesse ou d’épreuve, nous devrions simplement nous tourner vers le Gohonzon avec un cœur ouvert, comme un enfant qui se jette dans les bras de sa mère et se cramponne à elle. Le Gohonzon « écoutera » tout ce que nous lui exprimons, par conséquent, nous devrions réciter d’abondants Daimoku, comme si nous dialoguions avec lui, en lui confiant nos pensées les plus intimes. À terme, même des souffrances infernales s’évaporeront comme la rosée du matin et sembleront n’avoir été qu’un rêve. Si par exemple, nous nous rendons compte que, d’une certaine manière, nous nous sommes fourvoyés, nous devrions offrir des prières en nous excusant profondément et rectifier notre erreur. Puis nous devrions renouveler notre décision de ne plus jamais la répéter et prendre un nouveau départ.

De même, dans les moments cruciaux décidant la victoire ou la défaite, nous devrions prendre la ferme résolution de remporter la victoire et prier avec la force d’un lion qui rugit ou la férocité d’un démon ashura2, comme pour faire trembler l’univers tout entier.

Et le soir, après avoir passé une bonne journée, nous devrions offrir des prières au Gohonzon avec une profonde reconnaissance.

Dans le Gosho, Nichiren cite cette phrase : “Nous nous réveillons tous les matins en compagnie du Bouddha […].”3 Cela signifie que ceux qui continuent de prier sérieusement sont toujours avec Nichiren Daishonin, le Bouddha de l’époque de la Fin de la Loi. Cela vaut non seulement pour cette vie-ci, mais même après notre mort, le Bouddha fondamental et toutes les divinités bouddhiques de l’univers entier nous accorderont leur protection. Nous pouvons donc éprouver un sentiment de complète sécurité au plus profond de nous, et n’avons rien à redouter. Nous devrions jouir de la vie en toute sérénité.

La prière transforme toutes les souffrances en joie, et la joie, en joie suprême. C’est pourquoi il importe de réciter constamment Nam-myoho-renge-kyo, quoi qu’il arrive, que nous soyons heureux ou malheureux, dans les bons comme dans les mauvais moments. C’est le chemin direct vers le bonheur. »
(La Nouvelle Révolution humaine, Au fil des chapitres n°8, « Défricheurs », p. 24-26)


Notes

  • 1. Comment ceux qui aspirent initialement à la Voie peuvent atteindre la bouddhéité grâce au Sûtra du Lotus, Écrits, 896.
  • 2. Ashura ou asura. Démon de la mythologie indienne, de nature coléreuse et guerrière, qui lutte sans cesse contre le dieu Shakra, ou Indra.
  • 3. GZ, 737.

A lire dans le numéro de Valeurs humaines du mois de septembre 2020.
Valeurs humaines est le mensuel des associations Soka du bouddhisme de Nichiren. Abonnement / Achat au numéro

 
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