Pour les forums du mois de juillet-août. Daisaku Ikeda a écrit : « La religion est à la fois au cœur de la paix et de la culture, et c’est la force sous-jacente qui permet de les développer. C’est la force de l’être humain qui transcende les frontières nationales. Depuis les temps anciens, la religion a donné vie à la culture. »* Les arts et la culture représentent un vecteur de paix capable de rapprocher les cœurs humains, de provoquer des émotions mais aussi d'aider à la résilience. Ce mois-ci, nous vous proposons d’échanger sur votre rapport à l’art et à la culture. Bons dialogues !
Extrait 1. Le pouvoir de la culture
Le pouvoir de la culture n’est certes pas perceptible au premier abord. Or, c’est une force qui
illumine le cœur des gens au plus profond d’euxmêmes. C’est une force qui fait jaillir leur sagesse
et leur inventivité, et façonne les profonds courants sous-jacents qui, lentement mais sûrement, orientent l’histoire humaine vers la paix
et la prospérité pour tous. Régénérer la culture
et promouvoir largement les échanges culturels
entre les peuples constituent la voie directe pour
renforcer l’élan qui mène à la paix mondiale. [...]
À qui appartient la culture ? À qui est-elle destinée ? Elle appartient aux personnes ordinaires ;
elle est destinée à chacune d’elles. Aussi splendide que paraisse une œuvre artistique ou culturelle, si elle néglige ce point essentiel, elle ne
perdurera pas. Elle s’écroulera comme un châ-
teau de sable. Il en va de même pour les relations
fraternelles entre les nations ; celles-ci naissent
en effet des liens d’amitié que les peuples de ces
nations tissent entre eux et qu’ils cultivent pour
mieux se connaître.
(Daisaku Ikeda,
La Sagesse pour créer
le bonheur et la paix, vol. 3,
partie 2/2, Acep, p. 191-192.)
Extrait 2. L’artiste est un être humain
Toynbee. Être un intellectuel ou un artiste sans
être d’abord un être humain est impossible ; or,
un être humain est un animal social. Il est impliqué dans les problèmes de la vie humaine –
ceux qui sont universels et permanents comme
ceux qui ne concernent que sa propre époque et
son propre lieu. Un intellectuel ou un artiste qui
ignorerait les problèmes universels et permanents se ridiculiserait lui-même. Si la raison de
son désintérêt pour ces questions était l’indifférence ou l’aveuglement, il n’aurait pas d’inspiration et serait donc peu inspirant.
(Daisaku Ikeda,
Arnold Toynbee, Choisis
la vie – Un dialogue,
L’Harmattan, p. 92.)
Extrait 3. La poésie
Exister, c’est comprendre. Exister, c’est sourire
du présent, c’est regarder l’avenir par-dessus la
muraille. Exister, c’est avoir en soi une balance,
et y peser le bien et le mal. Exister, c’est avoir la
justice, la vérité, la raison, le dévouement, la probité, la sincérité, le bon sens, le droit et le devoir
chevillés au cœur. Exister, c’est savoir ce qu’on
vaut, ce qu’on peut, ce qu’on doit. Existence,
c’est conscience. Caton ne se levait pas devant
Ptolémée. Caton existait.
La littérature secrète de la civilisation, la poésie secrète de l’idéal. C’est pourquoi la littérature est un besoin des sociétés. C’est pourquoi
la poésie est une avidité de l’âme.
C’est pourquoi les poètes sont les premiers éducateurs du peuple.
(Victor Hugo, Essai
sur William Shakespeare,
Librairie internationale,
1864, p. 397-398.)
Boîte à questions
- Au quotidien, qu’est-ce qui te touche dans l’art (série, film, musique, livre…) ?
- Quel lien fais-tu entre la culture et la paix ?
- Si tu voulais te lancer dans l’art, que voudrais-tu faire ?
Ce support est à retrouver dans le numéro de Valeurs humaines du mois de juillet-août 2026, accompagné de ressources complémentaires.
Valeurs humaines est le mensuel des associations Soka du bouddhisme de Nichiren. Abonnement / Achat au numéro
- * Daisaku Ikeda, La Nouvelle Révolution humaine, vol. 30, partie 1, Acep, p. 68.