De nos jours, tous types de croyances et d’opinions s’expriment sur la place publique. S’il ne s’agit pas de savoir qui a raison ou tort, il importe de se demander si nos croyances se révèlent une force ou une limite pour relever les défis auxquels l’humanité fait face. Ce mois-ci, nous vous proposons d’échanger sur ce qui nourrit notre foi. Menons ces dialogues avec des croyants d’autres religions, pour faire jaillir l’espoir de nos valeurs communes. Ces valeurs qui nous font nous développer personnellement et qui peuvent apporter des clés aux souffrances des autres.
Extrait 1. Notre désir d’être heureux
Les êtres humains ont une propension innée
à la prière, et c’est pour répondre à cette inclination que la religion est née. La religion n’est
pas apparue d’abord. C’est d’abord la prière qui
s’est exprimée de manière naturelle, pour donner ensuite naissance à la religion. On exprime
des prières dans tous types de situations :
réussir son examen, qu’il fasse beau le lendemain, par exemple. Même ceux qui se disent
athées formulent une sorte de prière lorsqu’ils
souhaitent que leurs enfants soient en bonne
santé, ou lorsqu’ils espèrent progresser dans
un domaine, même s’ils ne veulent pas l’appeler ainsi […]. En fait, la religion est née du désir
des êtres humains d’être heureux.
(Daisaku Ikeda,
Dialogues
avec la jeunesse, tome 2,
Acep, p. 11.)
Extrait 2. Créons une ère de paix
Mais, au cœur de ces différentes doctrines, on
retrouve la même intuition et la même sincérité,
mises au service du bonheur de l’être humain.
En reconnaissant mutuellement leurs différences,
tout en restant ouvertes aux intuitions
et à la sincérité propres à chaque doctrine, les
religions pourront sans aucun doute incarner
toutes ensemble l’idéal d’une « religion au service de l’humanité ». Je suis de ceux qui croient
profondément que, en progressant ensemble sur
cette voie du dialogue, nous pourrons permettre à
toutes les religions de déployer leur valeur propre
et d’œuvrer pour devenir une force motrice indispensable à la réalisation de la paix mondiale.
(Daisaku Ikeda,
La Sagesse
pour créer le bonheur
et la paix, vol. 4,
Acep, p. 93.)
Extrait 3. Dialoguons chaque jour
La mission de la Soka Gakkai consiste à faire
du XXIe siècle une ère de paix pour l’humanité
tout entière. « […] L’histoire de l’humanité
est jalonnée de guerres de religions, poursuivit
Shin’ichi. C’est précisément pour cette raison
que le dialogue entre membres de différents
groupes religieux est nécessaire à l’instauration d’une nouvelle ère de paix.
Et ce sera particulièrement crucial à l’avenir. Il nous faut
engager le dialogue entre le bouddhisme et le
christianisme, le bouddhisme et le judaïsme, le
bouddhisme et l’islam. Même si nos points de
vue diffèrent, nous partageons tous les mêmes
idéaux de paix et de bonheur. Autrement dit,
nous sommes tous des êtres humains. Et cette
humanité qui nous est commune est la clé qui
permettra d’unir le genre humain. »
(Daisaku Ikeda,
La Nouvelle
Révolution humaine, vol. 5,
Acep, p. 132, 134.)
Boîte à questions
- Et toi, en quoi crois-tu ?
- As-tu l’impression que ta foi te rapproche des autres, te rend plus humain ?
- Comment tes croyances influencent-elles ton attitude face aux aléas de la vie quotidienne ?
- As-tu déjà été amené à déconstuire une croyance sur toi ou les autres ?
Ce support est à retrouver dans le numéro de Valeurs humaines du mois d'octobre 2026, accompagné de ressources complémentaires.
Valeurs humaines est le mensuel des associations Soka du bouddhisme de Nichiren.
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