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Pour la quinzaine d’étude du mois de janvier 2026, nous vous proposons d’aborder l’objet de vénération et la bannière de propagation du Sûtra du Lotus : le Gohonzon. Cette sélection d'extraits d'écrits du président Ikeda, de Josei Toda et de Nichiren Daishonin peuvent servir de support pour l'animation de la réunion d'étude.

 

Extrait de Extrait de La Nouvelle Révolution humaine, vol. 25

Shin’ichi déclara ensuite que toute chose avait une base et que le Gohonzon est la base de l’Univers et de la vie. Il souligna que la grande voie vers le bonheur indestructible passe par la foi dans le Gohonzon.
(La Nouvelle Révolution humaine, vol. 25, Acep, p. 275)

 

Extrait de La Sagesse pour créer le bonheur et la paix, vol. 1

• La science s’est attachée à rechercher des lois naturelles réelles, et pourtant invisibles. Une telle quête a conduit à l’invention de nombreux équipements et dispositifs qui s’appuient sur ces lois. La compréhension des principes de la flottabilité, par exemple, a entraîné le perfectionnement des navires de haute mer. La découverte des lois de l’aérodynamisme a permis l’invention de l’aviation, et l’exploration du fonctionnement des ondes électromagnétiques a ouvert la voie du développement de la radio et de la télévision. Ces lois naturelles, cependant, représentent seulement des lois partielles de l’Univers.
Le bouddhisme, quant à lui, s’est développé à travers la recherche et la découverte de la Loi ultime de la vie, qui représente la source et le fondement de toutes les autres lois et principes. Cette Loi ultime de la vie est la Loi merveilleuse. La Loi merveilleuse est, elle aussi, invisible. Néanmoins, sans aucun doute, elle existe également. Nichiren a inscrit le Gohonzon afin que nous puissions faire jaillir le pouvoir de la Loi merveilleuse de l’intérieur de notre propre vie. C’est pourquoi le deuxième président de la Soka Gakkai, Josei Toda, a dit : « Je m’excuse d’emprunter une analogie si simpliste, mais le Gohonzon pourrait être comparé à une machine contribuant à produire le bonheur. »
Quand nous faisons Gongyo – récitation d’extraits du Sûtra du Lotus et de Nam-myoho-renge-kyo devant le Gohonzon – le microcosme de notre vie individuelle s’harmonise parfaitement avec le macrocosme de l’Univers. C’est une cérémonie sublime, une action grâce à laquelle nous pouvons ouvrir totalement la resserre aux trésors dans notre propre vie. Nous pouvons ainsi puiser dans la source de la force vitale, qui existe au plus profond de notre être, et accéder à une sagesse, une bienveillance et un courage inépuisables. L’Univers, par essence, est Nam-myoho-renge-kyo ; notre vie est une manifestation de Nam-myoho-rengekyo et le Gohonzon est une incarnation de Nam-myoho-renge-kyo. Puisque ces trois éléments sont Nam-myoho-renge-kyo, ils sont par essence un et indivisible. Par conséquent, lorsque nous prions face au Gohonzon, notre vie et l’Univers se mettent en harmonie – s’imbriquant parfaitement ensemble tels les rouages d’une machine – et nous commençons à avancer dans la direction du bonheur et de l’épanouissement.
Nous pouvons être en rythme avec l’univers 365 jours par an – au printemps, en été, à l’automne et en hiver – et manifester une force vitale, une sagesse et une bonne fortune qui nous permettent de surmonter n’importe quel problème ou souffrance. Quand nous exploitons toute la puissance du moteur de la force vitale qu’est la bouddhéité, nous pouvons venir à bout de n’importe quelle impasse et continuer à aller de l’avant, en nous orientant avec détermination dans la direction de l’espoir et de la justice.
(D. Ikeda, La Sagesse pour créer le bonheur et la paix, vol. 1, Acep, p. 136-138)

• Cependant, dans le bouddhisme de Nichiren, l’objet de vénération, appelé Gohonzon, est composé de caractères écrits. En ce sens, je dirais que, plutôt qu’une simple représentation visuelle ou graphique, ce Gohonzon représente l’expression la plus élevée et la plus noble du monde de l’esprit et de la grande sagesse du bouddha de l’époque de la Fin de la Loi. Par ce seul aspect, l’objet de vénération de Nichiren diffère fondamentalement de ceux vénérés traditionnellement dans le bouddhisme.
Les mots écrits sont merveilleux : ils possèdent un immense pouvoir. Prenons l’exemple d’une personne qui signe de son nom. Ce dernier incarne alors tout ce qui caractérise cette personne – personnalité, statut social, pouvoir, réalité émotionnelle et physique, histoire personnelle et karma.
De la même manière, le Daimoku de Nam-myoho-renge-kyo [inscrit de haut en bas, au centre du Gohonzon] inclut tous les phénomènes de l’Univers. Tous les phénomènes sont l’expression de la Loi merveilleuse, comme l’indique le grand maître Tiantai (dans La Grande Concentration et Pénétration) : « Quand on dit surgir, c’est du surgissement de la nature essentielle de la Loi dont on parle, et quand on parle de l’extinction, c’est de l’extinction de cette nature. » (Écrits, 217)
Le véritable aspect de l’Univers en perpétuel mouvement (tous les phénomènes) est représenté exactement, tel qu’il est, sur le Gohonzon. Dans son véritable aspect, le macrocosme – l’Univers – est identique au microcosme – la vie de chacun d’entre nous. Voilà ce que Nichiren affirme dans ses écrits. En outre, le Gohonzon incarne le principe de « non-dualité de la personne et de la Loi », et exprime l’éveil de Nichiren, le bouddha de l’époque de la Fin de la Loi.
En ce sens, le Gohonzon inscrit par Nichiren est l’incarnation de la Loi fondamentale de l'Univers que chacun devrait vénérer ; c’est le véritable objet fondamental de vénération.
L’Univers contient à la fois des fonctions ou rouages positifs et négatifs. Les représentants des dix états sont tous inscrits sur le Gohonzon – des bouddhas Shakyamuni et Maints-Trésors, qui représentent l’état de bouddha, à Devadatta qui représente l’état d’enfer. Nichiren enseigne que ces représentants des fonctions positives et négatives de l’Univers sont tous, sans exception, illuminés par la lumière de Nam-myoho-renge-kyo, leur permettant ainsi de manifester « les attributs de dignité qui leur sont inhérents », et que telle est la fonction du Gohonzon. (Écrits, 839)
Quand nous faisons Gongyo et récitons Nam-myoho-renge-kyo face au Gohonzon, les tendances positives et négatives de notre vie commencent également à manifester les « attributs de dignité qui leur sont inhérents ». L’état d’enfer et ses souffrances éprouvantes, l’état d’avidité et ses insatiables envies, l’état d’asura et sa rage perverse – tous sont activés pour contribuer à notre bonheur et à la création de valeurs. Quand nous fondons notre vie sur la Loi merveilleuse, les états de vie qui nous entraînent vers la souffrance et le malheur se dirigent dans la direction opposée, vers le positif. C’est comme si les souffrances devenaient les « bûches » qui alimentent les flammes de la joie, de la sagesse et de la bienveillance. Ce sont la Loi merveilleuse et la foi qui allument ces flammes. De plus, quand nous récitons Nam-myoho-renge-kyo, les forces positives de l’Univers – représentées par tous les bouddhas, bodhisattvas et divinités célestes telles que Brahma et Shakra (divinités tutélaires du bouddhisme) – brillent avec encore plus d’éclat. Leur pouvoir et leur influence s’accroissent et s’élargissent sans limites. Les divinités du Soleil et de la Lune, présentes dans le microcosme de notre vie, brillent aussi de mille feux pour illuminer l’obscurité en nous. Toutes ces fonctions – tant positives que négatives – des dix états et des trois mille mondes fonctionnent ensemble au mieux et nous propulsent ainsi vers une vie empreinte de bonheur, et imprégnée des quatre vertus : éternité, bonheur, véritable soi et pureté.
(D. Ikeda, La Sagesse pour créer le bonheur et la paix, vol. 1, Acep, p. 78-80)

 

Extrait de La Révolution humaine, tome 1

Au premier étage, dans la pièce dont les rideaux noirs étaient tirés, en silence, Toda s’inclina devant l’autel bouddhique. Il se mit dans la bouche une feuille de shikimi. Puis, retirant ses lunettes, il se pencha vers l’autel et approcha le rouleau du Gohonzon de se yeux, presque à le toucher. Il en scruta intensément chaque caractère.
« Exactement comme je l’ai vu. Sans la moindre erreur ! »
Une nuit, en prison, dans sa cellule, Toda avait eu une vision. Il prenait part à une mystérieuse cérémonie au pic du Vautour1, dans l’éternelle terre de bouddha. Près de lui se trouvaient Visistacaritra et de nombreux autres bouddhas, bodhisattvas et divinités. La scène dont il avait eu la vision était merveilleuse et étrange, mais maintenant, devant lui, dans une pièce de sa propre maison, il vit que c’était précisément cette cérémonie que représentaient les caractères inscrits sur le Gohonzon familial. Cette vision, pendant laquelle il avait ressenti une mystérieuse identité entre la substance de sa propre vie et l’essence de la force vitale cosmique, avait allumé en son cœur une flamme inextinguible. C’était la radieuse promesse d’une force bien supérieure à celle que pouvait posséder son propre corps ou sa seule volonté. À ce moment précis était née en lui la détermination, qui ne le quitterait jamais plus, de répandre parmi tous les hommes cette foi qui illumine la vie.
(La Révolution humaine, tome 1, Le Rocher, p. 41)

 

Extrait de La Sagesse du Sûtra du Lotus, vol. 1

Nichiren Daishonin utilisa la Cérémonie dans les airs pour concrétiser son éveil intérieur sous la forme du Gohonzon. Nous qui avons foi en ce Gohonzon et lui adressons nos prières, imprimons directement le dynamisme du Sûtra du Lotus à notre propre vie… Quand nous pratiquons la Loi merveilleuse, chaque instant de notre vie nous relie directement à la Cérémonie dans les airs, le monde de la vérité éternelle, et au rythme de l’éternité. La lumière, les musiques, les parfums et la brise de la bonne fortune, venant du grand Univers de la Loi merveilleuse, se répandent sur nous et nous imprègnent de toutes parts. Quand nous consacrons notre vie à la propagation de la Loi merveilleuse, le moment présent ne fait qu’un avec l’éternité. L’éternité et le moment présent se rencontrent, agissent l’un sur l’autre et se font écho, en créant l’harmonieuse unité de notre vie. Notre vie n’est plus qu’une succession de joies continuelles, une manifestation de l’éternité dans l’instant présent. Par conséquent, pour une personne qui a la foi, un instant n’est pas un simple instant, un jour n’est pas seulement un jour. Chaque moment, chaque jour est empli et vibre de cette valeur d’éternité. Plus le temps passe, plus chaque instant et chaque jour brillent d’un éclat irremplaçable.
(Daisaku Ikeda, La Sagesse du Sûtra du Lotus, tome 1, Acep, p. 109)

 

Extrait de La composition du Gohonzon

• Qu’il est merveilleux que, un peu plus de deux cents ans après l’entrée dans l’époque de la Fin de la Loi, j’ai été le premier à révéler ce grand mandala, bannière de la propagation du Sûtra du Lotus, alors que des personnes comme Nagarjuna et Vasubandhu, Tiantai et Miaole, n’ont pas pu le faire. Ce mandala n’est en aucun cas mon invention. C’est l’objet de vénération qui dépeint le bouddha Shakyamuni, Honoré du monde, assis dans la Tour aux trésors du bouddha Maints-Trésors, et les bouddhas qui constituaient des émanations de Shakyamuni, aussi parfaitement qu’une estampe reproduit le motif gravé sur la planche. Les cinq caractères du titre du Sûtra du Lotus figurent au centre, alors que les quatre rois célestes sont assis aux quatre coins de la Tour aux trésors. Shakyamuni, Maints-Trésors, et les quatre guides des bodhisattvas sortis de la terre sont en haut, côte à côte.
[…]
Il est dit dans le chapitre « [L’apparition de] la Tour aux trésors » : « [Immédiatement, le bouddha Shakyamuni se servit de ses pouvoirs transcendantaux] pour faire s’élever dans les airs tous les participants de cette grande assemblée. » Tous ces bouddhas, bodhisattvas, grands sages et, de manière générale, tous les êtres de toutes sortes des deux mondes et des huit groupes apparaissant dans le chapitre « Introduction » du Sûtra du Lotus, tous sans exception résident dans ce Gohonzon. Illuminés par la lumière des cinq caractères de la Loi merveilleuse, ils montrent les attributs de dignité qui leur sont inhérents.
Tout cela compose l’objet de vénération.
(Les Écrits de Nichiren, « La composition du Gohonzon », Soka Gakkai, p. 839)

• Ne recherchez jamais ce Gohonzon en dehors de vous-même. Le Gohonzon n’existe que dans notre chair à nous, êtres ordinaires, qui adoptons le Sûtra du Lotus et récitons Nam-myoho-renge-kyo. Notre corps est le palais de la neuvième conscience, réalité essentielle qui règne sur toutes les fonctions de la vie. Que chaque être soit considéré comme doté des dix états signifie que tous les dix, sans aucune exception, sont contenus dans un seul état. Et si le Gohonzon est appelé mandala, c’est que mandala est un mot sanskrit que l’on traduit par « parfaitement doté » ou « bouquet de bienfaits ».
Ce Gohonzon ne se trouve que dans les deux caractères « esprit croyant ». C’est ce que veut dire le Sûtra lorsqu’il déclare que « l’on ne peut accéder [à lui] que grâce à la foi ».
(Les Écrits de Nichiren, « La composition du Gohonzon », Soka Gakkai, p. 840)

 

Ce support est à retrouver dans le numéro de Valeurs humaines du mois de décembre 2025.
Valeurs humaines est le mensuel des associations Soka du bouddhisme de Nichiren. Abonnement / Achat au numéro

 
  • 1. Ou pic de l’Aigle.
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