« Devenir un citoyen du monde ne commence nulle part ailleurs qu’au sein de notre famille, sur notre lieu de travail et dans notre environnement. [...] Où que nous soyons, c’est précisément l’endroit où il nous faut passer à l’action avec un engagement, une passion et un espoir ardents. »* Au mois de mars, nous vous proposons de partager vos expériences sur votre engagement citoyen dans vos localités. Bons dialogues !
Extrait 1. L’engagement des jeunes
L’aptitude à résoudre des problèmes n’est pas
réservée à des gens spéciaux. C’est un chemin
qui s’ouvre à chacun de nous quand nous affrontons la réalité sans détour, portons une part de
notre lourd fardeau et agissons avec persévérance.
Notre capacité à surmonter les difficultés
s’exprime quand nous transformons l’anxiété
et l’inquiétude en détermination et en action.
Les jeunes en particulier bénéficient d’une sensibilité inaltérée et d’une quête d’idéal passionnée. Leur énergie peut déclencher des réactions
en chaîne vers un changement positif lorsqu’ils
forgent des liens de confiance parmi les gens.
[...] Ils s’engagent avec énergie dans une action
enracinée dans la conviction que leur condition
actuelle est celle-là même qui leur permettra
d’accomplir une mission unique.
(Daisaku Ikeda, Propositions pour la paix,
2016-2023, p. 77)
Extrait 2. Ceux qui décident de changer le monde sont forts
[Aujourd’hui] la jeunesse a du mal à définir ses
chevaux de bataille et manque donc d’exutoires
positifs pour canaliser et exprimer sa passion.
Pourtant, ces causes positives existent bel
et bien – elles sont d’ailleurs vastes et ambitieuses –, comme la destruction de l’environnement, la surpopulation et la pauvreté, mais
la jeunesse a du mal à les identifier, affirme
M. Sessoms, parce qu’elle en maîtrise mal les
enjeux.
Les injustices et le mal sévissent toujours à travers le monde, et c’est la mission de la jeunesse
que de s’y opposer et de les combattre. Ceux qui
ont pris la décision de changer le monde sont
forts. Ce sens de la mission élève votre vie.
(Daisaku Ikeda, Dialogues avec la jeunesse,
tome 2, p. 291-292)
Extrait 3. Victor Hugo et les droits humains
Il devient nécessaire d’appeler l’attention des
gouvernements européens sur un fait tellement
petit, à ce qu’il paraît, que les gouvernements
semblent ne point l’apercevoir. Ce fait, le voici :
on assassine un peuple. Où ? En Europe. Ce fait
a-t-il des témoins ? Un témoin, le monde entier.
Les gouvernements le voient-ils ? Non.
[...] Qu’aux gouvernements désunis succèdent
les peuples unis. Finissons-en avec les empires
meurtriers. Muselons les fanatismes et les despotismes. Brisons les glaives valets des superstitions et les dogmes qui ont le sabre au poing.
Plus de guerres, plus de massacres, plus de carnages ; libre-pensée, libre échange ; fraternité.
Est-ce donc si difficile, la paix ?
(Victor Hugo, Actes et paroles – Depuis l’exil,
discours « Pour la Serbie », le 29 août 1876.)
Boîte à questions
- Quel lien fais-tu entre tes valeurs personnelles et ton engagement citoyen ?
- En tant que jeune, quelles actions réalises-tu pour contribuer à la société ?
Ce support est à retrouver dans le numéro de Valeurs humaines du mois de mars 2026, accompagné de ressources complémentaires.
Valeurs humaines est le mensuel des associations Soka du bouddhisme de Nichiren. Abonnement / Achat au numéro
- * ↑ La Sagesse pour créer le bonheur et la paix, vol. 3, partie 1 sur 2, Acep, p. 100.