Lettre de Betty Mori, membre du consistoire Soka du bouddhisme de Nichiren

Février est le mois de naissance de Nichiren Daishonin1 et de Josei Toda2. C’est également en février que Nichiren rédigea le traité L’enseignement, la capacité, le moment et le pays, dans lequel il écrit : « Toute personne qui souhaite propager les enseignements bouddhiques doit veiller à bien saisir le moment propice. »3

Dans son message du 1er janvier 2016, Daisaku Ikeda écrit : « Guerre et violence continuent de faire rage dans de nombreuses parties du monde, et des tentatives de diviser les gens en se fondant sur des différences religieuses et ethniques persistent. C’est une raison de plus pour que nous développions nos dialogues de bodhisattva afin d’unir les gens en nous fondant sur la philosophie du respect de la dignité de la vie et de l’égalité de tous les êtres humains. »4

Les gens recherchent plus que jamais l’humanisme bouddhique. Le Dr. Lokesh Chandra5 a défini une des caractéristiques du bouddhisme de Nichiren comme étant l’enseignement du respect de la vie et du potentiel inné de tous les êtres humains à pouvoir atteindre l’illumination – une doctrine non pas du « péché originel » mais de « l’illumination originelle ».

Nichiren est né dans l’époque de la Fin de la Loi durant laquelle le message humaniste du Sûtra du Lotus avait disparu. Il fit revivre le véritable esprit du bouddhisme et en apporta la preuve par l’exemple de sa propre vie.

Le bouddhisme, de Shakyamuni à nos jours, est une religion de l’être humain, pour l’être humain. Il permet à toute personne, quelle qu’elle soit, de devenir bouddha, en s’éveillant à la Loi éternelle et universelle existant en elle. Pour ce faire, la « non-dualité du maître et du disciple » est essentielle. Une telle relation ne peut s’établir entre un être divin et un être humain. Le célèbre poète indien Tagore a dit : « Le plus important est qu’aujourd’hui rien n’exclut l’espoir, car ce que l’un a réalisé, l’autre le peut aussi. C’est cette capacité qui donne à l’être humain sa valeur et sa dignité. »6 Par son exemple, un maître inspire une confiance en notre propre capacité à surmonter toutes les difficultés.

En février 1952, Daisaku Ikeda, alors âgé de vingt-quatre ans, faisant sien l’esprit de son maître, Josei Toda, pria profondément pour que chaque pratiquant brille « tel un diamant étincelant ».

« Chacun [des nobles pratiquants] a la mission de prouver la grandeur du bouddhisme de Nichiren (…) J’essayais de trouver toutes sortes de moyens de les inspirer afin qu’ils puissent librement manifester tout leur potentiel. »7 (…) « L’unité, née de l’estime accordée à chaque personne a constitué la force motrice de la victoire du mouvement de février. »8

Soutenir autant de personnes engagées que possible est une condition indispensable pour réaliser l’expansion dans la nouvelle ère du kosen rufu mondial.

Récitons de vigoureux Daimoku devant le Gohonzon, chaque matin, pour manifester tangiblement notre soleil intérieur et brillons de nouvelles victoires ! Initions un « cycle d’humanisme qu’aucun cycle de violence ne peut vaincre »9, en partageant nos expériences dans la foi et en encourageant en chaque occasion, toute personne qui se trouve à côté de nous.

Notes

  • 1. Né le 16 février 1222.
  • 2. Né le 11 février 1900.
  • 3. Écrits, 50.
  • 4. Valeurs humaines n°63, p. 7.
  • 5. Spécialiste du bouddhisme et des arts de l’Inde.
  • 6. D&E-octobre 2008, 104.
  • 7. D&E-mai 2012, 26.
  • 8. Ibid. p. 28. Durant le « mouvement de février » ou « campagne de Kamata », en février 1952, Daisaku Ikeda, alors conseiller du groupe Kamata à Tokyo, a initié une vague dynamique d’efforts de transmission du bouddhisme de Nichiren.
  • 9. Valeurs humaines n°63, p. 9.

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