Lettre de Jean-Christophe Roger, responsable national des hommes du mouvement Soka.

Le 2 octobre 1960, âgé de 32 ans, en tant que président de la Soka Gakkai, Daisaku Ikeda s’envolait pour Hawaï, « le cœur brûlant d’une ardente résolution d’œuvrer en faveur de la paix, il entreprenait un grand périple. »1

Cet événement est décrit dans le premier volume de son roman, La Nouvelle Révolution humaine, dont le thème central est qu’une grande révolution dans la vie d’un seul individu peut rendre possible la transformation du destin de l’humanité. Pour transformer un monde de conflits en un monde de paix, nous devons cultiver le pouvoir illimité inhérent à la vie humaine. Dans ce sens, les voyages de Daisaku Ikeda ont eu pour but d’encourager chaque pratiquant qui lutte pour la paix tout en réalisant sa révolution humaine.

Comment le changement dans la vie d’une personne peut-il parvenir à inverser la tendance de la société ? Daisaku Ikeda décrit ce processus comme un « phénomène de réaction en chaîne »2.

Il souligne que l’histoire de la vie d’un seul individu qui a réussi à découvrir un but, en partant de sa souffrance personnelle, peut avoir un grand impact sur la vie des autres. En particulier pour ceux qui se reconnaissent dans son vécu.

Ce processus se retrouve dans le partage d’expériences lors des réunions de discussion3 en petits groupes, où chacune et chacun peut parler de ses épreuves : décès de proches, maladie, combats financiers, professionnels, discrimination, préjugés… On y partage également nos victoires sur ces difficultés, sur ce qui rend heureux et sur le sens que chacun trouve à sa vie.

« C’est un lieu de reconnaissance collective de l’importance et de la nature irremplaçable du voyage de la vie de chacun, […] les participants sont encouragés dans leur lutte pour transformer la souffrance. Grâce à ce partage, celui qui parle développe clairement la conscience que toutes ces expériences étaient, en fait, des jalons dans la formation de son soi actuel, ce qui lui a permis d’utiliser ces expériences comme un combustible pour sa progression future. Quant à ceux qui écoutent, l’expérience partagée peut contribuer à faire jaillir le courage dont ils ont besoin pour affronter leurs propres défis. Cette création d’un courant d’autonomisation individuelle, fondé sur l’empathie, est au cœur de notre pratique de la foi. »4

Récemment, j’ai été frappé par la transformation intérieure qui s’opérait lors de réunions d’échange en petit groupe chez les participants, grâce à ce partage d’expériences. Même à distance, c’est la démonstration que la transformation par la foi chez une personne produit un impact énorme sur les autres. Avançons alors avec une décision renouvelée sur les pas que Daisaku Ikeda a initiés, il y a tout juste soixante ans.


Notes

  • 1. La Nouvelle Révolution humaine, vol. 1, Acep, p. 9.
  • 2. Cf. D&E-avril 2015, 11. Propositions pour la paix 2015.
  • 3. Les réunions de discussion, en cette période de pandémie, se font à distance en visio ou audio conférence.
  • 4. D&E-avril 2015, 19-20.
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Commentaires   
0 #3 Van Den Bergh 15-10-2020 10:22
Merci, Jean-Christophe, pour ce rappel qui nous permet de créer un lien direct entre l'expérience de Senseï et la nôtre. Personnellement, depuis mes débuts de pratique j'ai toujours ressenti une grande revitalisation à chaque réunion de discussion. C'est une activité très profonde et très précieuse !
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0 #2 Pilley 12-10-2020 04:32
Merci JC. A bientôt. V
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0 #1 Nadia 09-10-2020 18:10
Merci
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