Lettre de Cathy Mahuet, responsable nationale des femmes du mouvement Soka.

« Nichiren décrit le Sûtra du Lotus comme “un moyen secret de mener tous les êtres vivants à la bouddhéité”1, mais, fondamentalement, tout part d’une seule personne, d’un seul individu. C’est seulement si nous pouvons permettre à la personne qui nous fait face d’atteindre la bouddhéité qu’il sera possible de permettre à tous les êtres humains d’y parvenir également. Voilà pourquoi Nichiren affirme qu’il faut commencer par aider une seule personne à atteindre l’illumination. »2

Ici se trouve l’esprit qui sous-tend la vague de « dialogues d’espoir » initiée depuis le début de l’année par toutes les pratiquantes et pratiquants en Europe. Cette dynamique nous mènera, dans un premier temps, jusqu’au 6 juin, où nous célébrerons ensemble le 40e anniversaire du 6 juin 1981, date marquant pour nous le Jour de la non-dualité de maître et disciple en Europe.

Shakyamuni prêcha la Loi en dialoguant avec ses disciples et Nichiren Daishonin rédigea plusieurs de ses écrits majeurs sous forme de dialogue. Au sein de notre mouvement, le dialogue a toujours constitué un élément central et ce dès son origine, avec les réunions de discussion, les encouragements de personne à personne fondés sur le respect mutuel des interlocuteurs. Ainsi le mouvement Soka a tissé des liens de cœur à cœur dans 192 pays et territoires, ce qui constitue une première dans l’histoire du bouddhisme.

Dans l’écrit Les quatre dettes de reconnaissance, Nichiren dit : « Celui qui étudie les enseignements bouddhiques ne doit pas manquer de s’acquitter des quatre dettes de reconnaissance. Selon le Sûtra de la contemplation sur les étapes de l’esprit, la première des quatre dettes est celle qui est due à tous les êtres vivants. Sans eux, il serait impossible de faire le vœu de sauver d’innombrables êtres vivants. De plus, sans les personnes mauvaises qui persécutent les bodhisattvas, comment ceux-ci pourraient-ils accroître leur mérite ? »3

Les rencontres de personne à personne que nous menons pour soutenir nos amis pratiquants, les dialogues pour partager l’enseignement du bouddhisme sont autant d’occasions nous permettant de nous acquitter de notre dette à l’égard de tous les êtres humains. Daisaku Ikeda précise, dans les commentaires de cet écrit4, que sans reconnaissance envers les autres, nous ne pouvons pas espérer accomplir notre révolution humaine.

Partageons largement l’enthousiasme de cette vague de dialogues d’espoir jusqu’au 6 juin avec chaque pratiquante et pratiquant en France. Nous pourrons alors ensemble écrire une nouvelle page de l’histoire de notre mouvement pour la paix et découvrir de nouvelles facettes de notre propre vie.


Notes

  • 1. Lettre à Horen, Écrits, 516.
  • 2. Daisaku Ikeda, Une religion de la révolution humaine, chap. 1 « Le cœur d’un roi-lion », Acep 2021, p. 16.
  • 3. Les quatre dettes de reconnaissance, Écrits, 44.
  • 4. Commentaires des Écrits de Nichiren, volume 18, Acep, p. 91.
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