Lettre de Frédéric Chiba, vice-président du consistoire Soka du bouddhisme de Nichiren

Nous célébrons cette année le 57e anniversaire de la cérémonie du 16 mars 1958. Daisaku Ikeda, qui était à cette époque responsable de la jeunesse, écrivait en 2013, dans un message intitulé « Éternel 16 mars » : « Durant ces cinquante-cinq dernières années, chaque jour a été un 16 mars pour moi. C'est également un jour d'engagement et de nouveau départ résolu vers la victoire. »1

Il nous expliquait aussi que la cérémonie du 16 mars au pied du mont Fuji et la Cérémonie dans les airs2, décrite dans le Sûtra du Lotus, revêtent la même profonde signification : la transmission de la Loi par le maître à ses disciples. Dans le Sûtra du Lotus, les bodhisattvas sortis de la terre émergent à l'appel de Shakyamuni en une multitude aussi nombreuse que les grains de sable de soixante mille Ganges. Le 16 mars 1958, ce sont six mille jeunes qui ont accouru aux côtés de Josei Toda. Ce dernier avait réalisé tous ses objectifs et souhaitait confier l'avenir à la jeunesse, à l'occasion d'une cérémonie qu'il présenta comme la « répétition générale » de kosen rufu, seulement 17 jours avant sa mort. Cet événement propulsera continuellement la jeunesse et, simultanément, l'essor du mouvement Soka actuellement présent dans 192 pays et territoires.

Nous pouvons nous aussi, chaque jour, grâce à notre pratique bouddhique participer à la cérémonie dans les airs qui symbolise l'immensité de notre état de bouddha transcendant le temps et l'espace. Avec cette force puissante et sublime puisée dans l’« humanisme cosmique » du Sûtra du Lotus, nos souffrances et les obstacles semblent insignifiants. Nichiren Daishonin écrit à ce propos : « Le “lieu” où Nichiren et ses disciples récitent Nam-myoho-renge-kyo avec foi, correspond au passage “élevé dans les airs”. Autrement dit, ils se trouvent au cœur de la cérémonie dans les airs. » (GZ, 740)

Cette détermination profonde devient alors la source de notre sagesse nous permettant de créer des valeurs dans la société et rendre ainsi notre travail et notre environnement quels qu'ils soient, véritablement précieux et significatifs. Nichiren écrit : « Considérez le service de votre seigneur comme la pratique du Sûtra du Lotus. C'est ce que signifie (la phrase) : “Aucune affaire de ce monde liée à la vie et au travail n'est en quoi que soit contraire à la réalité ultime”. » (Écrits, 915)

Grâce à nos expériences de croyance et à nos victoires – même parfois très modestes – fondées sur l'unité du maître et du disciple, le bouddhisme de Nichiren s'enracine peu à peu dans notre quartier et se met à briller avec éclat dans la société. Nos activités et nos dialogues nous permettent de créer de nombreux liens profonds de confiance et d'amitié entre nous et de construire ainsi la paix mondiale.

Je souhaite pour vous et vos familles, bonheur et santé ainsi que de belles victoires qui contribueront au succès de vos activités.

Notes

  • 1. D&E-juin 2013, 19.
  • 2. Assemblée qui se déroule entre les 11e et 22e chapitres du Sûtra du Lotus. Le Bouddha y exhorte ses disciples – les bodhisattvas sortis de la terre – à s’engager à propager le Sûtra du Lotus après sa disparition, en leur annonçant les grandes difficultés auxquelles il devront se confronter dans cette tâche.

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