Lettre de Laurent Dervieu, membre du consistoire Soka du bouddhisme de Nichiren

Nous voici déjà au mois de février 2018, deuxième mois de l’année, porteur d’une tradition d’échanges et de dialogues renforcés, notamment au sein des réunions de discussion.

Regardons l’étymologie latine de ce mois de février : februarius, mois de purification qui provient de februum, moyen de purifier. Donc, un mois propice pour entamer, au sein de nos petites réunions, des échanges qui agiront comme un « moyen de purifier » nos pensées, paroles et actions, et nous débarrasser de l’obscurité – ou monde de l’illusion – et manifester l’éveil caractéristique de l’état de bouddha.

Au sein de nos réunions, nous pouvons partager cette joie de la transformation en « Terre de la lumière éternellement paisible »1. Si nous rencontrons de mauvaises influences nous pouvons prendre la direction de l’illusion. Si nous rencontrons de bonnes influences, nous pouvons prendre la direction de l’éveil, d’où l’importance de nos réunions et des échanges en découlant.

Tout le monde souhaite sortir de l’obscurité liée à l’illusion. Pour cela, nous avons besoin de la pratique bouddhique. Comment transmettre cette pratique essentielle ? Avant tout, devenons un véritable ami, un vrai complice, qui pourra comprendre le cœur de chaque personne. Il est alors nécessaire d’écouter son ami(e), de comprendre ses difficultés ou préoccupations afin de faire naître cette amitié authentique. Avec ce lien fondé sur le respect de l’autre, on peut ouvrir la voie du dialogue et de la véritable communication.

Bien sûr, il arrive que nos efforts ne produisent pas le résultat que nous avons souhaité. Daisaku Ikeda nous encourage alors à fonder notre dialogue sur une forte prière pour le bonheur de nos amis. « Les mots que nous employons, lorsqu’ils sont imprégnés d’une telle prière, touchent immanquablement leur nature de bouddha cachée dans les profondeurs de leur vie. Qu’ils en aient ou non conscience, leur bouddhéité sera éveillée. Grâce à la récitation de Nam-myoho-renge-kyo, nos paroles font le travail du Bouddha. »2

En 2018, nous ne proposerons plus de thème pour les réunions de discussion mensuelles. Chaque groupe pourra choisir un sujet de réflexion adapté aux attentes des participants. Donc vous ne trouverez plus de thème dans Valeurs humaines.

Nous lisons les écrits de Nichiren et étudions les principes bouddhiques pour pouvoir ensuite encourager les personnes proches de nous, pour faire surgir la sagesse de la vérité qui agit en accord avec les circonstances changeantes. Prions tous pour que cette sagesse se manifeste continuellement dans notre vie et dans nos réunions.

Avec tous mes vœux de belles réalisations pour 2018 et tous mes remerciements pour tous les dialogues sincères déjà bien engagés.

Amicalement.


Notes

  • 1. Le Sûtra du Lotus révèle que le monde saha – notre monde, décrit comme une terre impure, pleine d’illusions et de souffrances – est la terre de bouddha, ou Terre de la lumière paisible, et explique que la nature d’une terre est déterminée par l’esprit de ses habitants.
  • 2. La Jeunesse et les écrits de Nichiren, Acep, p. 70.

Commentaires   

0 #2 Pascale 05-03-2018 19:31
Quelle lettre chargée d'espoir et d'encouragement. Je ne connaissais pas Laurent mais ces mots me touchent de là où il est... Il s'agit sans doute d'une rencontre de nos états de Bouddha... Alors bonne route à travers l'Univers Mr Dervieu
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0 #1 Yann 23-02-2018 13:29
Merci de tout cœur, cher Laurent, mes pensées, mes prières et mes daimoku(s) sont pour toi, ton épouse, tes enfants, tes proches, tes amis nombreux, tes collègues et toute la communauté bouddhique qui te doit tant. Tu nous laisse en héritage le plus précieux des trésors, celui du cœur.
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