Lettre de Betty Mori, membre du consistoire Soka du bouddhisme de Nichiren

Il y a quatre-vingt-neuf ans naissait la Soka Gakkai au Japon. Rappelons-nous à cette occasion l’esprit qui animait son président fondateur, Tsunesaburo Makiguchi. Héritier spirituel de Nichiren, M. Makiguchi étudia dès ses débuts de pratique, avec une ferveur intense, les écrits de Nichiren.

Il fonda sa vie sur ceux-ci, et prit courageusement l’initiative d’aller à la rencontre des personnes ordinaires pour partager avec elles cet enseignement de la révolution humaine et de l’établissement de la paix en ce monde.

« Plutôt que d’offrir dix mille prières en guise de remède, il serait bien plus simple de proscrire ce seul mal »1, écrit Nichiren. Cet extrait nous indique que, pour établir la prospérité et la paix dans notre société, il convient avant tout de bannir les conceptions erronées, causes du malheur. Cela s’applique aussi à notre vie, à titre individuel.

Son traité nous appelle à refuser la résignation, le sentiment d’impuissance qui se terrent au tréfonds de notre propre vie. Ce « seul mal » pourrait être, dans la vie individuelle, la tendance à se démotiver et à se rabaisser quand les choses ne vont pas dans le sens que l’on souhaite, ou bien à rejeter la cause de nos échecs sur les autres, ou bien à baisser les bras et fuir devant chaque difficulté, ce qui équivaut à considérer la Loi bouddhique comme extérieure à soi.

Le point de départ de ce défi que représente la révolution humaine est d’identifier notre propre « seul mal », de décider de le transformer en récitant sérieusement Daimoku, et de se lancer des défis pour y parvenir. « Le chemin de la révolution humaine passe par un désir permanent d’introspection et d’amélioration sur la base des enseignements de Nichiren. »2

Quand nous progressons, nous rencontrons de la résistance, nous sommes confrontés à des obstacles. C’est au moment où nous pensons qu’il nous est impossible d’aller plus loin que commence le véritable défi. C’est à ce moment-là qu’il nous faut prier plus et avec une détermination plus grande.

« Pour gagner, il faut tout d’abord se conquérir soi-même. »3 Tout dépend de la profondeur de notre foi en l’infini potentiel de notre vie. pour ce faire, et comme nous y encourage notre maître bouddhique, récitons maintenant Daimoku, en nous fondant, plus que jamais, sur le grand vœu de kosen rufu.

« Quels que soient les difficultés et défis auxquels nous sommes maintenant confrontés, nous pratiquons le bouddhisme de “la véritable cause”. Remportons la victoire avec le cœur d’un roi-lion et un esprit indomptable afin de pouvoir dire : “Mon vrai combat commence maintenant !”, “J’ai là une occasion de me développer !”, “Je surmonterai ce défi avec joie !” Et que nous vivrons en créant encore davantage de valeurs qu’auparavant.” »4

Forts de cette foi basée sur le vœu de kosen rufu, remportons des victoires significatives pour nous-même et pour le mouvement Soka, en prenant pour objectif le 90e anniversaire de la fondation de la Soka Gakkai en 2020.


Publié dans Valeurs humaines n°109, novembre 2019.


Notes

  • 1. Sur l’établissement de l’enseignement correct pour la paix dans le pays, Écrits, 16.
  • 2. La Nouvelle Révolution humaine, vol. 2, Acep, p. 169.
  • 3. Ibid., vol. 19, Cap sur la paix n° 699.
  • 4. Message de D. Ikeda pour les séminaires d’automne 2019.

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