Une des affiches de l'exposition. [DR]

Mohandas K. Gandhi, Martin Luther King et Daisaku Ikeda, trois hommes issus de trois cultures différentes, ont suivi le même chemin consacré à la paix et à l'amélioration de la vie humaine.

Inaugurée le 8 avril 2001 à la Chapelle internationale Martin Luther King du Morehouse College, l'exposition « Gandhi, King, Ikeda : le choix de la non-violence » présente la vie, l'engagement et la philosophie de ces trois figures de la non-violence au XXe siècle. Elle comprend des photographies de valeur et des documents historiques qui relatent les efforts inlassables de ces trois hommes dévoués à la paix. Elle présente également, en termes intelligibles par tous, les idéaux qu’ils ont poursuivis : la voie de maître et disciple, l’humanisme, l’altruisme issu de la motivation intérieure, l’esprit de non-violence et une force inébranlable face aux persécutions et à l’oppression.

Cette exposition a été créée avec l'espoir que chacun y trouve une source d'inspiration pour sa vie quotidienne. Car le message commun que ces trois hommes ont cherché à transmettre était leur immense foi dans le pouvoir des personnes ordinaires, agissant en faveur d'une noble cause.

Une exposition itinérante

Depuis 2001, cette exposition a été présentée dans plusieurs universités américaines, au Mémorial Gandhi à New Delhi, à l’université Soka de Tokyo, en Australie et dans différents pays d’Europe et d’Amérique du Sud.

› En savoir plus sur l'exposition sur le site du Morehouse College

L'exposition a été présentée en France pour la première fois en novembre 2002, à Nantes. Jean-Marie Muller, spécialiste de la non-violence en France, a donné une conférence à cette occasion.

M. Muller a regretté que la non-violence soit souvent raillée comme une utopie irréaliste. Il a encouragé l’auditoire à ne pas la laisser devenir un simple rêve. Il a affirmé que la violence naît de la peur et que la lutte pour les droits de l’homme est basée sur un refus total de la violence. M. Muller a aussi insisté sur le fait que bien que la lutte pour les droits de l’homme puisse être décrite comme un “combat”, c’est un combat qui ne doit pas causer de haine. En se prenant en exemple, il a dit que s’il recourait à la violence contre quelqu’un, cela signifierait profaner la dignité de cet individu et en conséquence sa dignité également. Il a souligné que des efforts devaient être faits si nous souhaitions sincèrement la réalisation d’une culture non-violente.

Pour l’inauguration, l’ambassadeur de l’Inde en France, Mme Savitri Kunadi a envoyé un message déclarant que la non-violence est le défi que l’humanité doit se lancer pour l’avenir. Elle a exprimé l’espoir que l’exposition rappellera à chacun le caractère sacré de la vie et contribuera à renforcer le désir de liberté et de bonheur pour construire des lendemains meilleurs.

Le 9 novembre, Mme Simone de Bollardière, épouse du général Jacques de Bollardière (1907-1986), qui s’était engagé pour la non-violence, a donné une conférence.

La création du prix “Community Builders”

En 2001, la Chapelle internationale Martin Luther King et l'Institut Gandhi pour la réconciliation ont créé le prix « Gandhi, King, Ikeda : Community Builders » qui récompense chaque année une personnalité qui agit de façon significative et déterminante pour la paix dans le monde. Ce prix a été remis pour la première fois le 8 avril 2001 au prince El Hassan ben Talal de Jordanie, alors président du Club de Rome.


Vidéo (21'48). Présentation de l'exposition. Vidéo du Morehouse College, Atlanta (anglais non sous-titré)

Affiche de l'exposition en France, 2002. [DR]
 
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